PARTI SOCIALISTE DE COMMENTRY/MONTMARAULT

lundi 10 juillet 2017

Faure raille un "gouvernement d'improvisation" et son "jeu de bonneteau" fiscal

Photo-OF-Hmicycle-coupe-3Olivier Faure (PS), président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée, a critiqué lundi un "gouvernement d'improvisation", dénonçant un "jeu de bonneteau" autour des mesures fiscales après l'annonce par Bercy que la réforme de la taxe d'habitation serait finalement enclenchée en 2018.

Une source proche du ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué lundi à l'AFP qu'Emmanuel Macron avait décidé de mettre en oeuvre cette réforme "dès 2018", alors que son Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué une mise en oeuvre d'ici la fin du quinquennat.

"Nous avons eu la semaine dernière deux discours de politique générale. Le président de la République puis le Premier ministre se sont exprimés longuement l'un et l'autre, et en dépit de ces deux longues interventions, nous n'avons toujours aucune clarté sur les intentions du gouvernement", a réagi M. Faure sur BFMTV.

"Ce que je comprends de ce que dit (lundi) Bercy, c'est qu'en réalité, pour essayer de revenir sur la mauvaise perception qu'en ont eue les Français, ils souhaitent dès 2018 entamer un processus qui courra jusqu'en 2022. Donc en 2018 on aura bien la baisse de l'ISF. En revanche on aura progressivement des gens qui seront exonérés de taxe d'habitation sans d'ailleurs que quiconque sache comment ce sera compensé aux collectivités locales, qui devront elles-mêmes soit augmenter les impôts locaux pour maintenir des services publics de qualité, soit les dégrader, ce qui sera là aussi une perte pour chaque citoyen", a poursuivi le député de Seine-et-Marne.

"On est face à un gouvernement de communication mais aussi un gouvernement d'improvisation, qui a beaucoup de mal en réalité à faire face aux exigences qu'il a lui-même posées", a insisté Olivier Faure.

"Je vois simplement un jeu de bonneteau avec des tiroirs qu'on ouvre et qu'on ferme mais qui en réalité vont être un solde nul voire même négatif pour les retraités, les fonctionnaires, les indépendants qui ne seront pas, par exemple sur la CSG, compensés. En tout cas pour l'instant rien n'est indiqué". "Pour les retraités, je crois que le deuil peut être fait, puisque rien n'est annoncé en la matière. Et pour les autres, il y a des annonces très floues sur des compensations possibles pour les fonctionnaires et les indépendants, mais dont personne ne connaît le début du commencement", a-t-il dit.

Source : AFP - 10.07.2017

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dimanche 9 juillet 2017

Le Conseil national a voté pour sa nouvelle direction collégiale

Conseil national du samedi 8 juillet 2017

La direction provisoire paritaire est composée de 16 membres :

8 femmes :

- Nadège AZZAZ
- Ericka BAREIGTS
- Carole DELGA
- Frédérique ESPAGNAC
- Nathalie KOENDERS
- Valérie RABAULT
- Laurence ROSSIGNOL
- Isabelle THIS SAINT-JEAN

8 hommes :

- Guillaume BACHELAY
- Luc CARVOUNAS
- Matthias FEKL
- Régis JUANICO
- Jean-Marc GERMAIN
- François KALFON
- Emmanuel MAUREL
- Rachid TEMAL

La direction provisoire est assistée du Trésorier du Parti, Jean-François DEBAT, ainsi que par trois collectifs :

Coordination des élu-e-s :

- Olivier FAURE (Président du Groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale)
- François REBSAMEN (Président de la FNESR)
- Christine REVAULT D’ALLONNES – BONNEFOY (Présidente de la DSF)
- En raison du renouvellement sénatorial, le/la prochain-e président-e du groupe socialiste au Sénat

Coordination des territoires :

- Hussein BOURGI
- Emmanuel GREGOIRE
- Mathieu KLEIN
- Pernelle RICHARDOT

Porte-parolat :

- Karim BOUAMRANE
- Sébastien DENAJA
- Julien DRAY
- Estelle GRELIER

La direction provisoire nommera des chargé-e-s de mission pour des tâches précises tout en veillant à ce que les secrétaires nationaux poursuivent leurs actions.

Les instances du Parti socialiste, dont le Bureau national, restent en place et suivront les travaux de la direction provisoire.

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mercredi 5 juillet 2017

Faure (PS): "depuis le départ", Macron avance "caché"

Photo-OF-Hmicycle-coupe-3Olivier Faure (PS), président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée, a reproché mercredi à Emmanuel Macron d'avancer "caché" depuis son élection, sans expliciter notamment les pistes envisagées de réduction de la dépense publique.

Mardi à l'Assemblée, Edouard Philippe "annonce des objectifs sans expliquer le moins du monde comment il y parviendra", a regretté sur franceinfo M. Faure, évoquant les "20 milliards à trouver" pour "baisser la pression fiscale", et les "60 milliards de baisse de dépense publique" annoncés par le Premier ministre.

"J'ai du mal à y croire et je crains les conséquences de ce discours. Rien n'est affirmé, rien n'est dit et c'est bien tout le problème de ce gouvernement et de ce président, il avance, depuis le départ, caché. A chaque étape, on découvre un certain nombre d'éléments, mais on le voit bien, y compris sur des sujets qui étaient au coeur de la campagne électorale, il n'a jamais dit ce qu'était la loi travail, ce que serait cette baisse de la dépense publique, quels sont les services publics qui sont menacés", a dénoncé le député de Seine-et-Marne.

Le président du groupe Nouvelle gauche, qui s'est majoritairement abstenu mardi lors de la déclaration de politique générale, a mis en balance les reports d'"un an pour l'ISF" et de "cinq ans pour la taxe d'habitation. Donc on voit bien qu'il y a des choix qui sont réalisés et ce sont des choix à l'évidence qui ne sont pas des choix de gauche".

"Sur les mesures de pouvoir d'achat, qui étaient finalement des produits d'appel dans la campagne d'Emmanuel Macron, cette fameuse disparition de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, eh bien elle est reportée aux calendes grecques. On renvoie à une concertation en fin de parcours. En revanche, quand il s'agira d'augmenter la CSG, ça se fera dès 2018. Et qui en aura à subir les conséquences? Les retraités, vraisemblablement aussi les fonctionnaires et aussi les indépendants qui ne seront pas compensés de la même façon sur la baisse des cotisations salariales", a insisté M. Faure.

"J'aimerais comprendre quels sont les fonctionnaires qui devront demain travailler moins nombreux. Est-ce que ce sera à l'hôpital, la police, la gendarmerie, l'école? Vraisemblablement à l'école, puisque c'est là que la masse salariale est la plus importante", s'est-il inquiété.

Source : AFP

 

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dimanche 2 juillet 2017

« Porter les valeurs des socialistes »

logo-social-ecologie-fond-rougeRésolution adoptée au Conseil national du samedi 24 juin 2017 : Après des primaires réussies, c’est avec Benoît Hamon que nous avons mené campagne dans une élection présidentielle insaisissable sur le fond, troublante dans  ses rebondissements, inquiétante par le poids de l’extrême droite.

A l’issue du premier tour, nous avons appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. Cette décision était fidèle à nos principes comme à notre histoire. Le Parti socialiste a toujours été au rendez-vous du combat contre le Front national.

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en soutenant explicitement le Président de la République, sans réserve ni condition. Mais notre attachement à la République n’était pas un blanc-seing au projet défendu par Emmanuel Macron.

Nos candidats aux élections législatives sont venus rappeler nos engagements pour la conquête de nouveaux droits, la nécessité de justice sociale et territoriale, l’impératif écologique, la protection des salariés, la priorité donnée à l’éducation comme au respect des contre-pouvoirs.

Autant de valeurs qui n’ont pu trouver de résonnance dans les premiers actes du gouvernement d’Edouard Philippe, issu de la droite.

Le Parti socialiste défend la vision d’une démocratie accomplie dans laquelle le respect du rôle du Parlement, la place de l’autorité judiciaire, l’autonomie des collectivités locales, l’indépendance de la presse ou encore l’affirmation du paritarisme constituent des éléments essentiels. Aucun ne peut être considéré comme un « obstacle » à l’action publique car il est, au contraire, le garant de sa légitimité devant les Français et donc de son efficacité.

Le Parti socialiste est attaché à la justice sociale sans laquelle il ne peut exister de progrès. Notre formation est opposée au recul de la protection des salariés, à l’affaiblissement des services publics, à la remise en cause de la refondation de l’école ou de la justice fiscale. Plus que jamais, notre pays a besoin de solidarité entre les citoyens, comme entre les territoires, pour répondre aux défis qui lui font face.

A l’exception de la loi sur la moralisation de la vie publique qui s’inscrit dans la continuité de ce qui a été réalisé lors du précédent quinquennat, le Parti socialiste ne peut se reconnaître dans les mesures annoncées ou déjà engagées par le gouvernement. Il exprime ainsi ses vives inquiétudes sur le projet de loi anti-terroriste qui porte atteinte à l’Etat de droit comme sur le contenu du projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances qui fragilise les protections de nos concitoyens.

Nous nous situons donc clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe. Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement.

Dans cette mandature, le Parti socialiste se prononcera avec une double constance sur les réformes qui seront présentées par l’Exécutif : en contribuant à ce qui sert l’intérêt général et en portant la voix de celles et ceux qui espèrent en une société plus juste et fraternelle.

C’est ainsi que nous porterons les valeurs des socialistes.

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ROCARD, LA DEUXIEME GAUCHE

Rocard

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Simone Veil, fille prodige de la République

SVFM

Au-delà des clivages politiques, le décès de Simone Veil plonge toute la France dans la peine, le deuil et la mémoire.

Le Parti socialiste salue en Simone Veil une noblesse politique et une droiture morale qui, avec ses combats et ses accomplissements, resteront un exemple pour les générations à venir.

Jeune fille arrachée à l’insouciance de l’adolescence par la barbarie nazie, rescapée de la déportation et du processus d’extermination qui a emporté ses parents et son frère, ce n’est pas par hasard qu’elle consacra ensuite sa vie entière à la Justice.

D’elle, le pays retiendra la grande loi sur l’IVG votée, avec le soutien de la gauche, au terme de débats d’une rare violence dont elle aura été la première cible, mais face à laquelle elle ne n’abdiqua pas une once de sa dignité.

Rappelons que la richesse de son parcours l’a conduisit également à être, en fervente militante du projet européen, la première présidente du Parlement européen, après les élections européennes en 1979.

De l’arène politique au Conseil constitutionnel jusqu’à l’Académie française, Simone Veil a incarné une certaine idée de la France, s’inscrivant ainsi dans une longue tradition, celle de la défense des valeurs républicaines, de l’Etat de droit et des libertés, celle de leur défense en règle par le verbe haut et juste.

Le Parti socialiste adresse ses condoléances à sa famille et à ses proches. Si nous n’étions pas de son camp politique, nous rendons hommage à une grande démocrate, une européenne convaincu, une fille prodige de la République.

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mercredi 14 juin 2017

Quand la Région sucre les aides aux étudiants !

carton rougeLa lecture du quotidien régional de ce mercredi 14 juin 2017 nous enseigne que le dispositif de la carte jeunes «Nouveau Monde » a été largement ratiboisé par la droite au Conseil Régional Rhône Alpes Auvergne. Il est remplacé par le Pass Région. Que cache ce nouveau nom ? En septembre, lycéens et apprentis d'Auvergne-Rhône-Alpes pourront compter sur ce nouveau Pass. En revanche, les étudiants en seront privés.

Créé par la majorité précédente de René Souchon, cette carte prépayée, réservée aux bourses et dont le montant variait suivant les conditions de ressources leur permettait notamment de régler les frais de transport, le restaurant universitaire, les actes médicaux. Et bien, avec Wauquiez, c’est terminé. Sous prétexte que les jeunes auvergnats étaient plus favorisés que leurs homologues de Rhône-Alpes, il a décidé de tout supprimer plutôt que d’harmoniser, favoriser la justice sociale et le partage.

S’il est vrai que le dispositif coûtait 5 millions d'euros à la Région Auvergne, il profitait à 23.000 bénéficiaires. Aussi, la volonté affichée de faire des économies drastiques sur le dos des jeunes est particulièrement choquante ! Interrogeons nous pour savoir qui est le rapporteur du budget à la Région ? La piste nous amène à l’ouest du département de l’Allier et dont l’édile serait Maire de la ville principale…

Et comme cela tombe bien, dimanche, il y aura le second tour des élections législatives. L’occasion de voter contre lui. Carton rouge ! Pour avoir sucrer les aides des étudiants à la Région !

Source :

Pass Région - Quand la Région Auvergne-Rhône-Alpes sucre l'aide au quotidien pour les étudiants auvergnats

A la rentrée prochaine, lycéens et apprentis d'Auvergne-Rhône-Alpes pourront compter sur un nouveau pass Région. Un dispositif qui vient remplacer la " Carte Jeunes Nouveau Monde " dont ne pourront plus bénéficier les étudiants... se retrouvant à la rentrée sans carte.

http://www.lamontagne.fr

 

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jeudi 8 juin 2017

Le PS, la gauche, la droite, les élections, l'avenir

INTERVIEW DE PAUL QUILES // Le Journal du Dimanche (texte et photos)- A quelques jours des élections législatives, l'ancien ministre et député socialiste Paul Quilès pose son regard averti sur la situation politique actuelle.

 

Le socialiste Paul Quilès, ici en avril 2004 à l'Assemblée nationale.

 

Quel regard portez-vous sur le Parti socialiste, à la veille d'élections législatives qui s'annoncent compliquées pour Solferino?

Le Parti socialiste est dans une situation difficile pour de nombreuses raisons. Des raisons historiques, politiques et d'autres liées au choix des hommes. Ceci étant, je n'ai pas l'intention d'en rajouter sur la crise actuelle. Il y a, dans l'air du temps, une attaque contre les partis politiques, le "vieux monde" et la "vielle politique". On va voir assez vite, dans les semaines et mois qui viennent, que les règles de la vie politique française et de notre mode de fonctionnement démocratique vont s'imposer. En disant cela, je ne veux pas non plus considérer que le Parti socialiste n'a pas commis d'erreurs et de fautes pendant la dernière période.

Lesquelles?
Je n'ai pas l'intention de les dire aujourd'hui pour ne pas accentuer le malaise. Par contre, je fais partie de ceux qui pensent que le Parti socialiste, une fois qu'il aura fait un examen de conscience approfondi, a évidemment un avenir. Mais cela peut prendre des années. J'ai vécu la renaissance du Parti socialiste dans les années 1970. Il partait de très bas aussi. On pourrait faire une comparaison avec 1969 et l'élection présidentielle avec l'échec de Gaston Defferre [le candidat de la SFIO n'avait alors recueilli que 5,01% des suffrages, NDLR]. Il a fallu de nombreuses années pour que le PS renaisse : il fallait un projet, une orientation, des alliances, un parti et des personnalités politiques ayant une certaine capacité de rassemblement et un certain charisme.

"En 2001, j'avais critiqué la décision de Lionel Jospin"

Quand vous évoquez les "règles de la vie politique française", vous pensez au clivage droite-gauche?
Evidemment. Ecoutez les journalistes, les hommes politiques, les sondeurs, très régulièrement, nous disons : "celui-ci est de droite" ; "lui est de gauche". C'est un clivage qui est dans le fonctionnement démocratique de la France. Ensuite, qu'il y ait besoin de redéfinir les valeurs qui sont de droite et celles de gauche, c'est une évidence. Mais le gloubi-boulga qui consiste à dire que la droite et la gauche n'existent plus, que les partis politiques sont condamnés… Cela ne tient pas longtemps. La meilleure preuve : le groupe majoritaire s'il est celui du président de la République à l'Assemblée nationale va être obligé de former un groupe et de constituer un parti, qu'il le veuille ou non. Ces règles n'ont pas disparu du jour au lendemain à l'issue d'une période calamiteuse qui est celle d'élections à "huit tours" : primaire de droite, de gauche, élection présidentielle et législatives. Nos institutions fonctionnent-elles bien? Je ne le pense pas.

Paul Quilès, ministre de l'Intérieur, dans son bureau en 1992

Paul Quilès, ministre de l'Intérieur, dans son bureau en 1992. (Sipa Press)

Pourquoi?
Cela fait quinze ans que je répète ce qu'il faut changer dans nos institutions. Aujourd'hui, nous avons le résultat de cette dégradation. A mon avis, deux graves désorganisations sont intervenues dans la dernière période : 2001, avec le passage du septennat au quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, à savoir l'automaticité des élections législatives après la présidentielle. A l'époque, j'avais critiqué la décision de Lionel Jospin. J'avais clairement dit : "C'est un renforcement du présidentialisme. Et d'un point de vue tactique, vous allez voir, ça va être automatique derrière. Si on perd la première, on perd la seconde." Après, on a rajouté l'invention de la primaire à gauche, ce que la droite s'est empressée d'imiter... Nous sommes en train de payer tout ça. Plus des fautes politiques, mais c'est une autre affaire dont on reparlera après les élections.

"La période politique était également différente"

Lors des élections législatives de 1993, seuls 52 élus socialistes (et 5 apparentés) avaient été élus. Vous en faisiez partie. Peut-on comparer la situation actuelle avec celle de l'époque?
Non, il n'y a pas grande similitude de situation. Ce n'est pas comparable. Le président de la République avait été élu en 1988 pour sept ans. Entre 1993 et 1995, nous avons eu une cohabitation avec un Président de gauche François Mitterrand et une large majorité de droite à l'Assemblée. La période politique était également différente : nous n'avions pas ce discours fait de pseudo-évidences qui sont dans l'air du temps aujourd'hui contre les partis et la "vieille politique". Il n'y avait pas ce climat. Même si à cette époque, on a beaucoup souffert - je m'en souviens j'étais ministre de l'Intérieur - de la campagne menée contre Pierre Bérégovoy, qui a conduit à son suicide le 1er mai 1993. Il y avait peut-être une similitude avec le fait que les hommes politiques étaient attaqués et considérés comme des gens peu recommandables. Les affaires ont pesé. Mais à part cela, la période était assez différente.

Si on dit qu'il va vraisemblablement y avoir un point bas pour les socialistes aux législatives, c'est probable

Depuis 2002, l'inversion du calendrier entraîne aussi un phénomène peut être moins visible à l'époque, celui des ralliements alimentaires de certains candidats, y compris socialistes. Comme on dit vulgairement : certains vont à la soupe. Avouez qu'il est difficile de s'y retrouver entre ceux qui se présentent comme totalement socialistes et ceux qui se disent socialistes mais macronistes… Je ne m'étonne pas que les électeurs que je rencontre [il est maire de Cordes-sur-Ciel, dans le Tarn, NDLR]  soient plus que perdus. Non seulement ils ne comprennent pas ces distinctions, mais en plus cela ne leur donne pas envie de s'intéresser à la politique, car elle est incompréhensible. Il faut renouveler la politique, c'est vrai. Mais on ne le fera pas à partir de cette confusion, qui remonte d'ailleurs à plus loin : on ne présente plus de programme, sous prétexte qu'ils ne sont pas respectés. Alors, sur quoi les gens se fondent-ils? Le look? Les arguments people? L'intensité des réseaux sociaux pour ou contre telle ou telle personne? Tout ça méritera une réflexion en profondeur dès que les résultats seront connus.

Aucun parallèle en termes politique avec 1993 donc…
Je ne pense pas qu'on puisse faire un parallèle. Si on dit qu'il va vraisemblablement y avoir un point bas pour les socialistes aux législatives, c'est probable. Mais on pourrait aussi bien comparer à la situation qui a suivi la présidentielle de 1969. A l'époque, il a fallu attendre le congrès d'Epinay en 1971 et les législatives de 1973 pour que s'engage le redressement. Je conseille à ceux qui disent que "le Parti socialiste, c'est fini" ou qu'"il faut changer de nom, de tout" de prendre à peu de hauteur et de bien prendre conscience que les changements se dérouleront sur un temps long. Nous sommes aujourd'hui beaucoup plus dans la recherche de l'instantanéité qu'il y a vingt ou trente ans. Mais je suis convaincu que ce n'est pas ainsi que fonctionne la vie politique en France.

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Iran : le Parti socialiste condamne l’attentat

logo-social-ecologie-fond-rougeL’organisation terroriste « État islamique » a revendiqué les deux attentats commis hier dans des lieux symboliques de Téhéran.

Le Parti socialiste adresse ses condoléances au peuple iranien. Il observe que cette attaque confirme une nouvelle fois que le terrorisme de l’organisation « État islamique » frappe tous les musulmans, sunnites et chiites.

Le Parti socialiste réitère son appel pour que les États-Unis révisent urgemment leur politique partiale et dangereuse au Moyen-Orient. Il attend de la France comme de l’Union européenne qu’elles s’affirment comme forces de dialogue et d’équilibre entre tous les pays du Golfe, notamment pour lutter ensemble contre toutes les formes de terrorisme.

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