PARTI SOCIALISTE DE COMMENTRY/MONTMARAULT

lundi 12 novembre 2018

La presse en parle : "Pierre tu trembles !"

📰Retour dans la presse à propos de la projection « Pierre tu trembles » organisée avec Marie Christine Duchalet et Pierre Gadret au théâtre de Commentry la semaine dernière.
#sante #medecine #humanisme

 

 

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11-NOVEMBRE A COMMENTRY : RETOUR EN IMAGES

Retour en images sur le 11-Novembre à Commentry. Merci à Jean-Pierre Sertillange et Jean Schab pour ces clichés qui prouvent la belle mobilisation de toutes les générations pour commémorer le centenaire de l'Armistice de la guerre de 1914-1918.

 

 

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samedi 10 novembre 2018

COMMENTRY : SE SOUVENIR ET REFLECHIR

IMG_3093“C’est avec le souvenir que commence la cicatrice” écrivait Alain-Fournier. A l’occasion du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, ce samedi 10 novembre au matin, Cyrille Darrigade, secrétaire du Parti Socialiste, assistait au cimetière-ville à l’hommage rendu aux soldats commentryens tombés au front.

Au carré militaire, chaque tombe des enfants morts pour la France en 1918 a été fleurie, avec un rappel de leur martyr. Dans un temps solennel, empreint d’émotion et propice au recueillement, notre délégation présente devait s’incliner devant chaque sépulture, arborant un drapeau tricolore, rehaussé des couleurs nationales des portes-drapeaux.

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Puis c’est au coeur de la ville que la matinée devait se poursuivre par l’inauguration d’un espace dédié au 11 novembre Place de la Liberté. Celui-ci avait dû être supprimé à la suite des constructions des îlots du 4-septembre.

La municipalité, les portes-drapeaux, les représentants des corps constitués, les représentants des groupes politiques et associatifs devaient assister au dévoilement d’une stèle en pierre de Volvic mentionnant « En l’honneur des 245 valeureux combattants commentryens morts pour  la  France  entre 1914 et 1918 ». Dans un deuxième temps, un  nouvel  emplacement  appelé  « Espace  du  11-Novembre »  était inauguré au  milieu  du  giratoire.

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1 400 000  Français ont  payé  de  leur  vie lors de la Première Guerre mondiale.  Commentry fut durement  touchée car 245 soldats commentryens sont tombés sur les  champs  de  bataille  (sur  une  population  totale  de  10 112 habitants) à Verdun, dans la Somme, au Chemin des Dames.

“Le nationalisme, c’est la guerre” rappelait le Président Mitterrand lors de son dernier discours au Parlement européen. A nous de vaincre notre Histoire, vivre dans la paix et ne jamais reproduire cet épisode tragique.

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jeudi 8 novembre 2018

Inventaire 2012-2017 : retour sur un quinquennat « anormal »

capture_decran_2018-11-07_a_12Quel bilan peut-on faire du quinquennat de François Hollande ? Comment expliquer que les socialistes soient passés, en l’espace de cinq ans, d’une situation où ils avaient tant de pouvoirs nationaux et locaux à un risque de disparition ?

Voilà les deux questions auquel cet Inventaire réqalisé par la Fondation Jean JAURES apporte des éléments de réponse, après huit mois de travaux, après avoir associé près de 70 femmes et hommes qui ont été les acteurs ou les observateurs de ce quinquennat.

Sous la direction d’Alain Bergounioux et de Gilles Finchelstein, avec Maud Fassnacht et Mathieu Souquière comme rapporteurs, il s’agit d’un exercice inédit, difficile mais salutaire pour qui veut comprendre ce qui s’est passé et penser l’avenir du socialisme démocratique dans notre pays.

Inventaire 2012-2017 : retour sur un quinquennat "anormal"

Quel bilan peut-on faire du quinquennat de François Hollande ? Comment expliquer que les socialistes soient passés, en l'espace de cinq ans, d'une situation où ils avaient tant de pouvoirs nationaux et locaux à un risque de disparition ?

https://jean-jaures.org

 

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Jaurès/Clemenceau : l'hommage de l'Assemblée Nationale

jaures_clemenceauxEn posant deux plaques à leur nom dans l’hémicycle, l’Assemblée nationale a rendu hommage le 7 novembre 2018 à Jean Jaurès et George Clemenceau. C’est en fait l’histoire d’une rivalité célèbre. Celles de deux adversaires, dont les échanges, souvent hostiles, n’empêchaient pas l’admiration.

Jaurès et Clemenceau : deux destins politiques hors norme, deux incarnations de la France, deux orateurs exceptionnels, qui se sont affrontés plus d’une fois dans l’hémicycle.

La verve de Clemenceau contre l’éloquence de Jaurès : leurs duels oratoires ont marqué l’histoire parlementaire.

Dans ces débats mémorables, il nous reste la trace de leurs différences.

Jaurès l’idéaliste, l’humaniste désireux d’œuvrer par le socialisme pour l’émancipation de la classe ouvrière. Clemenceau, l’homme d’État, le réaliste, l’incarnation de l’ordre et de la fermeté, hostile au collectivisme tout en étant l’artisan de réformes sociales.

Divisés sur la question sociale et, plus tard, sur celle de l’entrée en guerre contre l’Allemagne, Jaurès et Clemenceau n’ont pourtant pas toujours été des adversaires.

Républicains au début de leur parcours politique, les deux hommes sont issus des rangs de la gauche. Clemenceau fut l’un des piliers du Parti radical. Jaurès, la figure majeure du socialisme en France.

À la fois journalistes, rédacteurs en chef et fondateurs de journaux : Jaurès et Clemenceau furent tous deux d’ardents défenseurs de la liberté de la presse. Le premier fonda le journal l’Humanité en 1904. Le second participa à de nombreuses aventures éditoriales.

Plusieurs causes furent, par-delà les différences, communes aux deux hommes : comme la défense des grévistes de la mine de Carmaux en 1892, la séparation des Églises et de l’État, la création de l’impôt sur le revenu, le développement de la protection sociale, la critique du colonialisme, ou le combat pour la reconnaissance de l’innocence du capitaine de Dreyfus.

Jean Jaurès fut assassiné à Paris par un nationaliste le 31 juillet 1914, trois jours avant le déclenchement de la guerre qu’il voulut à tout prix empêcher.

Chef de guerre victorieux en 1918, Georges Clemenceau a acquis le rang de héros national.

 

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Pourquoi il faut entretenir la tombe de Christophe Thivrier

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Christophe Thivrier, dit Christou, né à Durdat-Larequille le 16 mai 1841 et décédé à Commentry, le 8 août 1895, surnommé le « député en blouse » fut  le premier maire socialiste du monde , élu à Commentry le 4 juin 1882. Forgeron de l’émancipation humaine, il était au monde ouvrier ce qu’Émile GUILLAUMIN était au monde paysan.

Inhumé dans le cimetière de la commune, son souvenir est présent en ville par une stèle et une rue. Elles rappellent une époque qui correspondait au temps de la prise de conscience d’un peuple d’exploités, aussi bien à la ville qu’à la campagne. Ce temps où l’école était brièvement fréquentée et la vie laborieuse très tôt abordée, où l’ouvrage était dur à la forge comme à la mine. Recevoir « les mauvais journaux », fréquenter les « mauvais cafés » ou les « mauvais esprits » exposait à coup sûr à perdre sa place.

Respecter la mémoire de Christophe Thivrier, c’est rappeler son oeuvre de progrès civique et humaine, de justice sociale qui allait bien au-delà de notre petite patrie locale. Il fut le porte-flambeau d’une espérance ; celle qui venait de la Révolution Française et incarnait la chanson de geste de tout un peuple.

Élu Député du Parti Ouvrier Français en octobre 1889, il tint sa promesse faite au cours d’une réunion publique de campagne électorale à Doyet : siéger avec la blouse bleue des travailleurs. Insistons sur l’intensité du mouvement qu’il avait suscité : il ne se limita pas à la cité de Commentry : elle eut une influence dans tout le pays jusqu’à la genèse du premier 1er mai, en 1890 – avec Jean DORMOY – dont il porta les revendications à la Chambre des Députés.

Mais Thivrier, usé par les luttes politiques sans répit et par son travail acharné, s’éteignait trop tôt en août 1895. Ses fils ont continué son œuvre. Socialiste de tempérament et de raison, socialiste de toujours, Christou et sa blouse symbolisaient la fidélité à la parole donnée, les pensées généreuses, le dévouement sublime. Inséparables de la République et de la démocratie, ils avaient reçu l’adhésion enthousiaste de milliers d’ouvriers et de paysans.

Plus d’un siècle après sa mort, il était incontournable d’entretenir sa sépulture et de la nettoyer comme nous le réclamons depuis 3 ans.

- Parce que pour tous, il fut le député-maire de la Ville et qu’à ce titre, au delà des appartenances politiques, l’homme doit être respecté sans faux prétexte d’impératifs budgétaires et que la commune doit s’en honorer.

- Parce que l'histoire ne se résume pas à choisir parmi les Hommes et les Femmes qui ont fait Commentry

- Parce que pour les historiens et les chercheurs, Commentry a encore un sens, en reliant le passé au présent, dans de nombreux travaux actuellement réalisés.

- Parce que pour nous socialistes, est né de ce récit de la tradition, la fierté de combattre utilement et pour une noble cause ; celle qui permet au « socialisme d’être une idée qui continue son chemin », pour vivifier la démocratie.

 

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mercredi 7 novembre 2018

Vichy : il faut liquider cet héritage forcé et encombrant

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EDITORIAL

Les déclarations du Président de la République à propos de Pétain ravivent douleurs et incompréhensions dans un moment où la France dans la clôture du Centenaire de la Guerre 14/18 doit vivre un moment d'unité nationale. Se souvenir de ses enfants. Promouvoir la Paix et l'Europe.

Il a été beaucoup écrit, dit et débattu sur la Collaboration et le régime dit de fait de l’Etat Français. Les historiens, les chercheurs, les témoins de l’époque...Tous ont tenté d’en expliquer les raisons. Les uns en ont fait l’apologie, les autres ont su condamner fermement cette période.

Le bilan demeure particulièrement noir et douloureux pour la France car il a divisé et bouleversé si bien que plus 70 ans après les faits, le champ de la controverse est loin d’être épuisé. Loin de nous l’idée de lancer ici un telle tentative de débat. Désigner les héros et les traîtres n’est pas de notre ressort. Justice a été faite. Et elle doit se faire dès lors que l'apologie d'une telle période est soutenue.

Mais tout de même, on se demande comment le Président de la République après avoir célébré l’entrée de Simone Veil au Panthéon peut-il nous faire croire qu’à son tour, il s’est laissé aveugler par les images d’Epinal du “héros de Verdun” qui avec sa camarilla à Vichy, ont sali l’histoire de notre pays, collaboré, trahi ce que fait l'essence même de la France depuis les Droits de l'Homme. Et de fait, notre cité thermale se trouve régulièrement sous les feux de l’actualité pour cette page sombre et n’en finit pas d’expier son passé. La ville de Vichy et ses habitants n’en sont en aucun cas les responsables !  

Les idées ont la vie dure. Comme cette fâcheuse habitude donc d'attribuer tristement et injustement à Vichy, cette image en guise de notoriété bien encombrante et qui ne reflète pas les grandes qualités de la reine des villes d’eau et du bien-être.

Au moment où la bataille est engagée pour définir cette parenthèse dramatique de l’histoire comme relevant de la “dictature de PETAIN” et où nous voulons être fiers d’être Bourbonnais, nous devons nous lever contre l’utilisation du nom de la ville de Vichy dans un sens négatif. C’est à dire par des formes substantivées censées désigner la trahison ou l’esprit de capitulation. Or, après l’appel du 18-Juin du général de Gaulle, cette ville a accueilli le deuxième acte de résistance : celui des quatre-vingts parlementaires qui ont refusé d’installer un régime d’exception et xénophobe.

Il est bien malheureux que l’on continue à cacher l'histoire de France derrière la géographie d'une ville à fortiori hanté par des fantômes nostalgiques, thuriféraires regroupés en association, vantant les louanges de la trahison, la capitulation et de l’outrage au régime républicain.

Pour liquider cet héritage forcé et encombrant, un parcours dans les ruelles de Vichy existe mais un musée virtuel - ou un centre d’interprétation - adossé à un centre de recherche sur la période serait indispensable. Ils justifieraient à eux seuls que cette ville bordée par l’Allier fut la capitale d’un Etat qu’elle n’avait pas choisi, parce que dotée d’un standard téléphonique et tout autre confort permettant son exercice. Moulins sur Allier, qui se trouvait être le point de passage entre la “ zone libre” et la “zone occupée” a accueilli la ligne de démarcation.

La Malcoiffée, ancien palais ducal, ancien centre carcéral abrita une prison allemande où furent commises les plus horribles forfaitures, niant l’homme et sa condition comme jamais. Pour témoigner de cet épisode tragique, il est appréciable de suivre la genèse muséographique par ailleurs tout à fait avancée dans ce lieu, sous l’autorité du Conseil Départemental de l’Allier. Espérons qu’un jour, Vichy en fera de même. Avancer sur la route de l’avenir nécessitera ce courage là. Il n’est pas sans douleur. Il n’est pas sans pédagogie. Mais il est à ce prix. Alors comme on dit en Bourbonais, Allen...espérons.

Cyrille DARRIGADE,

Secrétaire PS Commentry

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11-NOVEMBRE : La Laïcité doit être respectée à Commentry comme partout ailleurs

ob_4cb858_08-01-2018-10-58-05Les  cérémonies  officielles,  communales,  publiques,  du  11-Novembre,  s'adressent  par  nature  à  l'ensemble des  citoyens  sans  distinction  particulière  ou  communautaire.  Or, une  messe  est  une  cérémonie  religieuse  s'adressant  aux croyants, et qui ressort de choix privés.

Par conséquent, en inscrivant sur le site internet de Commentry et ses réseaux sociaux, sur les cartons d’invitations et dans le bulletin municipal, une célébration religieuse en l’honneur des soldats de la Première Guerre mondiale le dimanche 11 novembre 2018 en l’église de la commune, la laîcité n’a pas été respectée, ni l’article 2 de la Loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’État garantissant la neutralité des institutions : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »

En effet, inviter dans des documents municipaux, la population à participer à une cérémonie  religieuse, revient à lui donner un caractère officiel dès lors que l’invitation est lancée par une autorité publique. De plus, la Municipalité et le Maire, en qualité de premier magistrat, doivent être les garants des dispositions législatives précitées.

laicite_point_barre-3La  Commune  n'est,  par  définition,  ni  le  lieu  d'expression  d'une  communauté  religieuse,  fut- elle dominante ou supposée telle, ni l'organisation d'une coexistence de communautés fondées sur la croyance.

Elle doit rester la “maison des citoyens” et protéger la liberté absolue de conscience. En autorisant ou en acceptant que soit publiée, dans le Journal de notre commune, cette information remet en question la laïcité, facteur de paix et de liberté, et nous tenons à faire part de notre désapprobation.

Bien entendu, cette célébration peut émaner d’associations patriotiques ou de familles de soldats. Il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause la liberté de culte et son organisation, qui découlent du principe de séparation, mais au nom de ce même principe, de s’interdire toute confusion.” précise Cyrille Darrigade, secrétaire de section.

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La Médaille

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Non, Monsieur le Président de la République, Pétain n'a pas été "un grand militaire" comme vous avez voulu le déclarer ce matin lors de votre déplacement dans l'Est et le Nord de la France. Un Maréchal disait de lui qu'il "avait été nécesssaire de lui botter le derrière" pour "l'on gagne la Guerre de 14".

Non, Pétain n'a pas été un grand militaire, il était défaitiste. Il fait signer l’armistice du 22 juin 1940 avec l'Allemagne d'Adolf Hitler à Rethondes au même lieu et dans la même voiture de chemin de fer où fut signé autrefois l'armistice de 1918 par l'Allemagne alors vaincue, selon la volonté de Hitler, retirant la France du conflit.

Il n'a pas été un grand militaire parce qu'en 1940, il a fait voter à Vichy en juillet 40, les pleins pouvoirs, liquidant la République et conduisant à la suite funeste que l'on connait et à la collaboration avec l'ennemi qu'il avait combattu 26 ans plus tôt.

 

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Il s'octroiait le lendemain le titre de « chef de l'État français », qu'il conserva durant les quatre années de l'occupation des armées du IIIe Reich. Installé à Vichy à la tête d'un régime autoritaire, il abolit les institutions républicaines et les libertés fondamentales, il prononçait la dissolution des syndicats et des partis politiques, il instaura une législation antimaçonnique et antisémite dès août et octobre 1940, de sa propre autorité et sans pression de l'occupant allemand. Il engagea le pays dans la Révolution nationale et dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Le régime qu'il dirigea jusqu'en juillet 1944 fut déclaré « illégitime, nul et non avenu » par le général de Gaulle à la Libération.

Conduit par les Allemands en août 1944, à Sigmaringen, échouant ensuite en Suisse avant de se rendre aux autorités françaises, Pétain fut jugé en juillet 1945 pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison par la Haute Cour de justice, il fut, par arrêt du 15 août 1945, frappé d'indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort. Sa peine est commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle, alors chef du Gouvernement provisoire de la République française.

En réponse aux propos déplacés du Président de la République qui viennent choquer à la veille du 11-Novembre et dans un contexte aux valeurs troublées, rappelons enfin que les Maréchaux dont Pétain ont sacrifié toute une génération au combat de 14-18, sans parler des "fusillés pour l'exemple". Voici la chanson de Grand Corps Malade, La Médaille :

 

 

La medaille de Renaud par Grand Corps Malade.

Un pigeon s´est posé
Sur l´épaule galonnée
Du Maréchal de France
Et il a décoré
La statue dressée
D´une gastrique offense
Maréchaux assassins
Sur vos bustes d´airain
Vos poitrines superbes
Vos médailles ne sont
Que fientes de pigeons
De la merde

Un enfant est venu
Aux pieds de la statue
Du Maréchal de France
Une envie naturelle
L´a fait pisser contre elle
Mais en toute innocence
Maréchaux assassins
Le môme mine de rien
A joliment vengé
Les enfants et les mères
Que dans vos sales guerres
Vous avez massacrés

Un clodo s´est couché
Une nuit juste aux pieds
Du Maréchal de France
Ivre mort au matin
Il a vomi son vin
Dans une gerbe immense
Maréchaux assassins
Vous ne méritez rien
De mieux pour vos méfaits
Que cet hommage immonde
Pour tout le sang du monde
Par vos sabres versé

Un couple d´amoureux
S´embrasse sous les yeux
Du Maréchal de France
Muet comme un vieux bonze
Il restera de bronze
Raide comme une lance
Maréchaux assassins
L´amour ne vous dit rien
A part bien sûr celui
De la Patrie hélas
Cette idée dégueulasse
Qu´à mon tour je conchie

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