Jaurès

Le 31 juillet 1914, à 21h40, Jean Jaurès, ardent pacifiste engagé à empêcher la guerre, était assassiné par Raoul Villain, nationaliste, au café du Croissant.  Orateur et parlementaire socialiste, il s'est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Le socialisme de Jean Jaurès savait mêler le marxisme aux traditions révolutionnaires et républicaines françaises. Humaniste, il faisait  référence de manière constante à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et à la Révolution française, dont il fut l'historien.

Commentry eut l’immense honneur de le recevoir le dimanche 19 décembre 1909, pour présider un congrès électoral socialiste et une grande réunion publique. Son arrivée était prévue par le train de Montluçon. Dès une heure de l’après-midi, les militants vinrent des communes des quatre coins de l’Allier. Dès l’arrivée du train en gare de Commentry. « Vive Jaurès ! » criait la foule. Une musique interpréta L’Internationale. Un cortège d’un millier de personnes se forma, remonta l’avenue, jusqu’à l’hôtel de ville.

À l’issue du congrès que Jaurès présida, vers quatre heures de l’après-midi, la foule s’engouffra dans le théâtre, ouvert à tous. Mille huit cents personnes le remplirent. Jaurès rappela avec émotion le souvenir de Christophe Thivrier, « Christou », le député à la blouse, puis aborda la situation économique de la France et de l’Angleterre, en montrant les progrès de la lutte entamée par la classe ouvrière contre ses exploiteurs.

Il fustigea les partis et les hommes politiques au pouvoir. Ses formules firent mouche : l’alliance des cléricaux et des radicaux devint celle de « la mitre et des mitrons ». Aux travailleurs, il brandit le point en s’écriant : “vos maîtres sont cent mille, deux cent mille. Vous êtes des millions et des millions. Ferez-vous ce geste ?

En 1937, sur l’initiative de la municipalité socialiste de Commentry, une grande cérémonie commémorative fut consacrée à Jaurès. Isidore Thivrier, député socialiste et fils de Christophe Thivrier, retraça la vie généreuse de Jaurès.

Nous rappelons régulièrement dans nos cérémonies,le souvenir d’un grand tribun qui avait défendu les valeurs auxquelles nous tenons, socialistes : l’unité et la paix.