lundi 3 septembre 2018

MOBILISATION POUR LA GARE

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vendredi 31 août 2018

NOS ANCÊTRES LES GAULOIS ?

maxresdefaultSerions des Gaulois impénitents comme s'occupa à le dire l'actuel Président de la République en déplacement au Danemark ?

Mieux que le débat sur les petites phrases, un extrait de l'allocution prononcée par François MITTERRAND à l'occasion d'un colloque sur "La France et la pluralité des cultures" organisé à la Sorbonne par l'association "France Libertés" qu'animait  Danielle MITTERRAND :

"Nous sommes français, nos ancêtres les Gaulois, un peu germains, un peu romains, un peu juifs, un peu italiens, de plus en plus portugais, un peu polonais, et je me demande si nous ne sommes pas de plus en plus arabes (rires dans la salle), voici une phrase imprudente, c'est celle qui sera épinglée... Tout cela se lie à des choix politiques, je voudrais que ces choix n'altèrent pas ces convictions, que tous, quelle que soit leur appartenance politique, sachent s'allier pour refuser tous les appels de l'inconscient, d'un subconscient mal réglé, pour choisir l'unité de la France à construire... "

 

Extrait de l'intervention de François Mitterrand à la Sorbonne

Extrait de l'allocution prononcée par François MITTERRAND à l'occasion d'un colloque sur "La France et la pluralité des cultures" organisé à la Sorbonne par l'association "France Libertés" qu'anime Danielle MITTERRAND.

http://www.ina.fr

 

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mardi 28 août 2018

ALLO HULOT BOBO...

nicolas-hulot-soucis-d4d0ae-0@1xPatatras...Le Ministre de l'Ecologie vient d'annoncer sa démission ce matin sur France Inter. L'exercice difficile du pouvoir ou comment ne pas se corrompre si on est sincère.

Plus que l'émotion du démissionnaire, le message percutant, révélant s'il le fallait, que la transition écologique, l'agriculture bio, la sortie du nucléaire...Bref, la sobriété heureuse ne sont pas à l'ordre du jour ni parmi les priorités du Gouvernement.

Même s'il était Ministre de l'Ecologie, il y a bien longtemps que l'Ecologie avait quitté ce gouvernement. La République en Marche, c'est en fait la République des Marchands affiliés aux lobbies.

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dimanche 26 août 2018

VINCENT AURIOL : SON SEPTENNAT

vincent auriolNé le 27 août 1884 à Revel en Haute-Garonne, fils d'un boulanger qui après avoir suivi ses études de droit, embrassa la carrière d’avocat à Toulouse, Vincent AURIOL a été injustement oublié par l’histoire, comme on se précipita de faire disparaître la IVème République, jugée trop instable, car trop parlementaire.

Admirateur de Jaurès, le grand tribun socialiste lui communiqua son enthousiasme et sa foi, jusqu’à le convaincre qu'il était possible de préparer l'avènement du socialisme dans le cadre de la démocratie libérale et dans le respect des idéaux traditionnels de justice et de vérité.

Elu député de la Haute-Garonne de 1914 à 1940, ce Docteur en Droit et Licencié en Philosophie exerça simultanément la fonction de rédacteur en chef du quotidien Le Midi Socialiste.

Président de la Commission des finances sous le Cartel des Gauches en 1924, cette responsabilité pour laquelle il était reconnu, devait le conduire à entrer dans le Gouvernement Blum au temps du Front Populaire, comme Ministre des Finances en 1936-1937, puis Ministre de la Justice en 1937-1938 et enfin Ministre de la Coordination des Services à la Présidence du Conseil en 1938.

Secrétaire général du groupe socialiste qu'il dirige en 1928 pendant l'absence de Léon Blum, il mena parallèlement une carrière politique locale dans sa petite ville de Mureet dont il était Maire et Conseiller général. Actif pour le milieu agricole, il créa des coopératives meunières et viticoles et de nombreuses autres oeuvres sociales.

Le 10 juillet 1940, refusant la France trahie et défaite par Pétain-Laval, on le retrouva parmi les quatre-vingts parlementaires qui, au casino de Vichy, votaient contre la loi de dessaisissement constitutionnel. Arrêté en septembre 40, emprisonné pendant six mois à Pellevoisin puis à Vals-les-Bains, en compagnie de Paul Reynaud et Georges Mandel, il fut ensuite consigné à domicile. En octobre 1942, il entra dans la clandestinité sous le nom d'André Viard ou de Jules Morel et, dans un hameau des montagnes de l'Aveyron, écrivit un livre publié deux ans plus tard sous le titre Hier et demain, dans lequel il analysa les principales faiblesses des institutions.

 

En octobre 1943, il devait rejoindre De Gaulle à Londres. A Libération, membre de l'Assemblée Consultative provisoire, au sein de laquelle il présida la Commission des affaires étrangères, on le vit soutenir l'idée d'un scrutin de liste avec représentation proportionnelle qui permettrait la formation de partis nationaux cohérents. Il rédigea aussi une proposition de Constitution qui servira de base au projet d'organisation des pouvoirs soumis au référendum.

 

Avant de devenir Président de l’Assemblée Nationale, il fut appelé dans le Gouvernement du Général de Gaulle du 22 novembre 1945, assurant la charge de Ministre d'Etat chargé des rapports avec l'Assemblée en même temps que délégué de la France à la première session de l'O.N.U. A la suite du départ de De Gaulle dénonçant le manège des Partis et qui devait entrer dans la période dite la “traversée du désert”, Auriol alors Président de l’Assemblée Nationale devait le 16 janvier 1947, au premier tour de scrutin, se faire élire Président de la République par le Parlement réuni en congrès à Versailles par 452 voix sur 883 contre M. Champetier de Ribes (M.R.P.)  obtenant 242 suffrages.

 

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Sans dépasser les prérogatives de la haute fonction, il s’installa à l’Elysée sur la base d’un contrat clair avec le Parlement et les Français :  « je regrette de contrarier ceux qui voudraient faire de la Présidence de la République une magistrature passive, silencieuse, de pure représentation. Mais la Constitution m'a confié des responsabilités que j'entends assumer scrupuleusement et complètement. J'ai déclaré dès mon installation que je ne serai ni un Président soliveau, ni un président personnel. Entre le mutisme, le laisser-aller et la décision, l'action effective réservée au Gouvernement responsable, il y a place pour une « magistrature morale » dont on a parlé, pour ce pouvoir de conseil, d'avertissement, de conciliation qui doit être celui du Chef de l'Etat sensible et attentif au-delà des courants d'opinion superficiels et passagers et au-dessus des heurts de parti - à la volonté profonde et permanente du pays : Défendre l'Etat, sa Constitution, ses institutions et en même temps les intérêts permanents de la France que cet Etat représente, c'est ainsi que je conçois mon rôle ».

 

auriolcotyAucune des prérogatives que lui accordait la Constitution ne devait demeurer inutilisée.Au conseil supérieur de la magistrature, il exerça le droit de grâce avec le plus grand libéralisme. Le 6 novembre 1951, c'est lui qui ouvrit, par un important discours, la seconde session de l'Assemblée générale de l'O.N.U. Avant l'expiration de son septennat, il avait manifesté à plusieurs reprises le désir de ne pas se représenter. Populaire auprès des Français, il se fit acclamer lors de la cérémonie du 11 Novembre à Paris, où la foule assemblée criait “Renouvelez” ; ce dont il faut particulièrement ému. c'est M. René Coty, Sénateur indépendant, qui, le 23 décembre 1953, devint son successeur.

 

M. Vincent Auriol, depuis lors, retiré de la vie publique devint Président d'honneur de la Fédération mondiale des anciens combattants et médaillés de la Résistance. Au mois de mai 1958, lors de la crise ouverte par les événements d'Alger, il sortit de sa réserve pour aller défendre devant le groupe parlementaire socialiste la candidature du Général de Gaulle à la Présidence du Conseil : la publication qu'il fit alors des lettres qu'il avait échangées avec le Général joua un rôle déterminant dans la position prise par le parti socialiste à l'égard de l'ancien Chef de la France libre.

 

Peu après, le Général devait lui offrir dans le Gouvernement qu'il constituait, le poste de Vice-Président du Conseil, mais il déclina cette proposition. Membre du Conseil Constitutionnel en vertu de la Constitution du 4 octobre 1958, Auriol donna sa démission du parti socialiste auquel, depuis 1905, il était demeuré fidèle.

 

Son dernier acte politique notoire fut le soutien à la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965. Décédé le 1er janvier 1966 à Paris, l'ancien président Auriol fut inhumé à Muret (Haute-Garonne).

 

Sources : Assemblée Nationale, Elysée.

 

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samedi 18 août 2018

Kofi Annan : la mort d'un « sage »

XVM9aa7f578-a2d1-11e8-8783-1d0c50667defL'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, mort à l'âge de 80 ans ce samedi 18 août, a consacré 50 ans de sa carrière professionnelle à paix et aux Nations Unies. C'est un sage qui disparaît. Auteur de plusieurs ouvrages, diplomate, homme politique, économiste et homme d’État ghanéen, il fut le septième secrétaire général des Nations unies et le premier à sortir des rangs du personnel de l'organisation. Il occupa cette fonction de 1997 à 2006. Le 10 décembre 2001, il a reçu le prix Nobel de la paix. Son plus grand regret resterait son «incapacité d'empêcher la guerre en Irak». Son oeuvre nous invite à poursuivre le travail pour un monde plus fraternel.

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samedi 11 août 2018

Hommage républicain à Georges ROUGERON

 

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Le 10 août 2003, Georges Rougeron devait partir pour toujours, après une vie politique et d'écrivain tout à fait notable. Aussi, ses Camarades, les anciens élus, ses amis lui ont rendu hommage à l'occasion du 15ème anniversaire de sa disparation vendredi dernier. Mais cette cérémonie s'est aussi voulue républicaine, marquée par la présence du Maire et de l'opposition municipale. 

Qui était -il ? “ Je suis un ouvrier qui a quitté l’école de sa petite ville bourbonnaise à l’âge de 13 ans pour apprendre son métier. Dans ma famille l’on a toujours professé le goût et la grandeur du service public désintéressé ; mon grand-père a été de ceux qui, en d’autres temps, ont fait humblement et tenacement, la République ; mon père a été conquis au socialisme à vingt ans en écoutant, au début de ce siècle, Lucien Rolland, et moi, j’ai continué. » Ainsi, se décrivait Georges ROUGERON, décédé le 10 août 2003 à Commentry.

Né en 1911, fils unique, il fut marqué d’abord par son milieu familial et l’instruction primaire républicaine​. Il aimait à dire qu’il avait reçu de l’école et de son père, le civisme, l’engagement qui en découle, le sérieux du travail. Et avec sa mère, la simplicité, la modestie. De l’un, il avait reçu son goût de l’expression publique et de l’autre, celui d’une certaine solitude intime.

Secrétaire de Marx DORMOY

Lorsque, quittant l’école pour ne plus jamais y retourner, il emportait avec lui le plus précieux pour entrer dans la vie : la curiosité de l’esprit, le goût du travail, l’amour de sa petite patrie natale, celui de la Nation et l’ouverture vers l’humanité. C’est muni de son certificat d’études qu’il entra en apprentissage comme plâtrier peintre, avec son père ; ceci pendant dix ans. Convaincu par l’idéal d’un parti qu’il ne quitterait jamais, il adhéra aux Jeunesses socialistes en 1928. C’est ainsi qu’il rencontrera Marx Dormoy en octobre 1934 et deviendra son assistant parlementaire, puis secrétaire général adjoint de la municipalité de Montluçon. En effet, DORMOY avait reconnu très vite ses capacités de travail et ses qualités d’écriture. Lorsque la République vacilla par le vote des pleins pouvoirs à PETAIN le 10 juillet 1940, Georges ROUGERON fut témoin des heures tragiques condamnent la démocratie.

Marx DORMOY, s’opposant à la Cagoule, ayant refusé de voter avec 79 autres parlementaires la genèse du Gouvernement Français, il en payera de sa vie. Arrêté, placé en résidence surveillée à Montélimar, il sera lâchement assassiné dans son lit par la Cagoule qui y déposera une bombe à retardement.

« Un grand socialiste, abominablement assassiné par les ennemis du Peuple et de la France, m’a en quelque sorte appris la pratique des affaires publiques ; en d’autres temps, j’ai voulu accomplir le devoir tout naturel de lutter pour mon pays et pour mes idées ; j’en ai subi les conséquences. » expliquait Georges ROUGERON.

Aussi, il reprit son travail de plâtrier-peintre avant d’obtenir un emploi à la ville de Commentry en 1942. Se sentant chargé d’une responsabilité morale vis-à-vis DORMOY, «son patron », il s’engagea dans la Résistance, sera arrêté, placé en détention en Haute-Vienne. De santé fragile, il sera libéré en 1943. Avec René RIBIERE et Marcel LEGOUTIERE de la CGT, ils fondèrent le Comité Départemental pour la Libération, à l’image du Conseil National de la Résistance. Georges ROUGERON en sera le Secrétaire.

Président du Conseil général de l’Allier

Dès 1945, il devint premier secrétaire du Parti Socialiste, se confrontant au suffrage universel lors des élections cantonales de septembre puis sera élu Président du Conseil général de l’Allier à l’âge de 34 ans. Le plus jeune de France. Il présidera ainsi aux destinées de l’Allier jusqu’en 1970. Puis de 1976 à 1979. Il terminera paisiblement son mandat de Conseiller général en 1988. Élu Maire de Commentry de 1947 à 1989, il fut aussi Sénateur de l’Allier de 1959 à 1971. Et dans un autre temps, Conseiller régional d’Auvergne.

Publiant plus de 63 ouvrages sur l’histoire de l’Allier ans des domaines divers et variés, il réalisa aussi plus de 252 articles et près de 610 études et communications… C’est dire l’œuvre de ce « notaire de l’Histoire » qui fut reçu Docteur en Histoire en novembre 1983 avec « mention très bien ». En la matière, ses livres font référence encore aujourd’hui pour les chercheurs et historiens, constituant en raison des grandes connaissances accumulées par l’auteur, une référence obligée pour l’étude politique contemporaine de l’Allier.

Lorsqu’il quitta tous ses mandats en 1989, il se consacra au service des autres en tant que Conseiller municipal de Bézenet, où il habitait et où il se repose auprès de sa femme et de son fils adoré, trop tôt disparu et qui lui laissa, comme à son épouse, une cicatrice indélébile.

« Parce que je ne saurais être un politicien, je reste parmi vous qui m’avez fait le plus grand honneur de ma vie, au service de notre Canton, au service du Peuple dont je suis, comme vous, un fils désintéressé, seulement soucieux de bien agir dans l’intérêt commun. »

Pierre MAUROY, Ancien Premier Ministre évoquait cet autodidacte, passant le plus clair de son temps dans les bibliothèques. Tranquille, discret, revendiquant avec « honneur » d’avoir conservé la Mairie de Commentry aux socialistes.

Son aura personnelle débordait largement les clivages politiques, ceci tenant à la complexité de sa personnalité. On lui sait gré d’avoir toujours eu une conception romaine du civisme, de penser que la gauche serait mieux soutenue, si elle possédait mieux le sens de l’ordre.

« Mais ce qui compte par-dessus tout c’est que je porte en moi la certitude que les hommes de ma génération ne seront pas morts sans avoir vu se réaliser le Socialisme en France. »….Ainsi parlait Georges ROUGERON.

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mardi 31 juillet 2018

Lorsque Jean JAURES venait à Commentry

 

Jaurès

Le 31 juillet 1914, à 21h40, Jean Jaurès, ardent pacifiste engagé à empêcher la guerre, était assassiné par Raoul Villain, nationaliste, au café du Croissant.  Orateur et parlementaire socialiste, il s'est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Le socialisme de Jean Jaurès savait mêler le marxisme aux traditions révolutionnaires et républicaines françaises. Humaniste, il faisait  référence de manière constante à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et à la Révolution française, dont il fut l'historien.

Commentry eut l’immense honneur de le recevoir le dimanche 19 décembre 1909, pour présider un congrès électoral socialiste et une grande réunion publique. Son arrivée était prévue par le train de Montluçon. Dès une heure de l’après-midi, les militants vinrent des communes des quatre coins de l’Allier. Dès l’arrivée du train en gare de Commentry. « Vive Jaurès ! » criait la foule. Une musique interpréta L’Internationale. Un cortège d’un millier de personnes se forma, remonta l’avenue, jusqu’à l’hôtel de ville.

À l’issue du congrès que Jaurès présida, vers quatre heures de l’après-midi, la foule s’engouffra dans le théâtre, ouvert à tous. Mille huit cents personnes le remplirent. Jaurès rappela avec émotion le souvenir de Christophe Thivrier, « Christou », le député à la blouse, puis aborda la situation économique de la France et de l’Angleterre, en montrant les progrès de la lutte entamée par la classe ouvrière contre ses exploiteurs.

Il fustigea les partis et les hommes politiques au pouvoir. Ses formules firent mouche : l’alliance des cléricaux et des radicaux devint celle de « la mitre et des mitrons ». Aux travailleurs, il brandit le point en s’écriant : “vos maîtres sont cent mille, deux cent mille. Vous êtes des millions et des millions. Ferez-vous ce geste ?

En 1937, sur l’initiative de la municipalité socialiste de Commentry, une grande cérémonie commémorative fut consacrée à Jaurès. Isidore Thivrier, député socialiste et fils de Christophe Thivrier, retraça la vie généreuse de Jaurès.

Nous rappelons régulièrement dans nos cérémonies,le souvenir d’un grand tribun qui avait défendu les valeurs auxquelles nous tenons, socialistes : l’unité et la paix.

 

 

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vendredi 27 juillet 2018

Motion de censure contre le gouvernement LREM

 

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Les députés socialistes, communistes, et France insoumise viennet de déposer une motion de censure commune pour obtenir des explications du gouvernement sur l'affaire Benalla.

C'est André Chassaigne qui sera premier signataire de cette motion de censure.

Cette motion de censure est appuyée par 62 membres de l'Assemblée.

Elle s'effectue dans l'union politique de la gauche !  "On s'est mis d'accord, on a un texte commun (...) écrit à six mains avec nos trois groupes", a déclaré devant la presse la présidente du groupe PS Valérie Rabault.

 

Le texte des trois groupes de gauche fera l'objet d'un débat commun avec la motion déposée par le groupe LR. Mais il y aura deux explications de vote et deux votes.

 

Les députés des trois groupes de gauche ont précisé s'être accordés pour que le premier signataire de la motion soit André Chassaigne, le président du groupe GDR, Mme Rabault soulignant que "l'ensemble des présidents de groupe vont pouvoir s'exprimer" mardi.

 

Malgré une réunion de près de deux heures, ils ont assuré que trouver un accord avait été "très simple", expliquant avoir simplement pris du temps pour rédiger le texte. Les élus sont allés déposer leur motion dans la foulée.

 

Les Insoumis avaient été les premiers, il y a huit jours, à proposer le dépôt d'une motion de censure, eux-mêmes ne pouvant la déposer seuls, puisqu'ils ne sont que 17 et que le dépôt d'une motion requiert 58 signatures.

 

"Nous sommes arrivés à un point de rupture à la commission d'enquête, avec une présidente (Yaël Braun-Pivet, LREM) qui veut décider toute seule de la liste des auditions. Face à ce point de rupture, alors qu'il y a une motion de la droite", la question était de "savoir si on peut regrouper les gauches au-delà de leurs sensibilités pour faire une motion qui force le Premier ministre à s'exprimer", a expliqué à la mi-journée la présidente du groupe Nouvelle Gauche, Valérie Rabault.

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jeudi 26 juillet 2018

Hommage à Marx DORMOY

220px-Marx_Dormoy-1932Le jeudi 26 juillet 2018, voilà 77 ans, disparaissait Marx DORMOY, ministre du Front Populaire, maire de Montluçon, parlementaire, lâchement assassiné par la Cagoule à Montélimar (Drôme), où le gouvernement de Pétain l’avait placé en résidence surveillée, à l’hôtel appelé « Le Relais de l’Empereur », à l’angle d’une petite place qui porte aujourd’hui son nom.

Bien sûr, cette victime d’un évident crime politique a fait l’objet de nombreux hommages. Dans plusieurs villes de France, des voies publiques et des places portent son nom, tout comme une station du métro parisien. Un monument a même été élevé à sa mémoire à Montluçon le 25 juillet 1948. Mais rien ne pourra remplacer le devoir de tout militant, de tout homme de progrès, à qui incombe l’obligation constance de rappeler l’œuvre inachevée de cet homme de bien, qui a servi les intérêts de sa commune, de son département et finalement de son pays, avec loyauté et droiture, au prix de sa vie.

Naturellement, plusieurs biographies ont déjà vu le jour à son sujet. D’abord celle de Georges Rougeron, ancien sénateur-maire de Commentry, Docteur en histoire, publiée en 1956. L’auteur y rappelle comment son propre engagement politique l’a conduit à devenir, à partir de 1934, secrétaire particulier de Marx Dormoy. Mais aussi comment il intégra, avec son aide, les rouages de la Fédération socialiste, devenant secrétaire adjoint de la section socialiste de Montluçon et rédacteur délégué du journal hebdomadaire « Le Combat social ». Acteur majeur de la vie politique dans l’Allier, de la Libération jusqu’à son décès en 2003, Georges Rougeron n’eut de cesse de rappeler ce qu’il devait à son « patron ».

En 1998, André Touret, spécialiste de l’histoire contemporaine de Montluçon et du département de l’Allier, a retracé à son tour, à la force d’une enquête approfondie, la vie de Marx Dormoy, peignant le portrait d’un maire exemplaire, qui pratiquait une politique sociale et sanitaire d’avant-garde. Abordant son destin national de sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil du ministère Blum puis de ministre de l’Intérieur après le suicide de Roger Salengro, il s’attacha à démontrer l’envergure de Dormoy : « Avec lui, le Front Populaire et les accords de Matignon de 1936, la lettre contre la Cagoule, le refus des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, font partie de notre histoire nationale ». L’auteur voyait aussi en lui un « homme de conviction, de courage et d’une rare clairvoyance. »

Ne pouvant se satisfaire de l’hagiographie officielle, nombreux sont ceux qui viennent devant sa stèle, comme pour mettre en rapprochement leurs propres envies de carrières, politique et professionnelle, avec celles de Dormoy. Il appartiendra à l’histoire de se prononcer au sujet de cette posture. Pour le moment, à l’épreuve des faits, elle est loin de démontrer quelque chose en commun avec le grand Socialiste que fut Dormoy, fidèle à la SFIO.

Cette modeste contribution prouvera, s’il le fallait, que tout intérêt porté à notre Département ne peut occulter – quelles que soient les préférences politiques de chacun – le rôle occupé par le mouvement socialiste durant la période étudiée.

Patriote autant qu’homme de gauche, Marx Dormoy a cimenté l’assise essentielle de l’édifice commun de justice sociale et de liberté humaine dont il entrevoyait l’inévitable réalité. Parce que la volonté n’a de sens que si elle se prolonge dans l’avenir, relire la vie de Marx Dormoy doit nous inspirer à continuer son œuvre. Pour le socialisme, pour la France, pour la paix.

En conclusion, parce qu’il avait sacrifié à son patriotisme tout souci de sa sûreté personnelle, Marx Dormoy a payé de sa vie son engagement pour la République et pour le socialisme.

Grand maire de Montluçon, initiateur comme l’avait été son père, d’une politique sociale généreuse pour le bien-être des habitants, figure remarquée au plan national et international, sa disparition priva notre famille politique d’un homme exceptionnel.

Désormais, chacun des Socialistes que nous sommes est dépositaire individuellement, de cette histoire à portée universelle. Collectivement, nous avons le devoir de la perpétuer à la lumière des valeurs qu’elle ne cesse de nous transmettre.

« À la Chambre et dans le pays, je serai un socialiste indéfectiblement attaché à la politique de mon parti » déclarait Marx Dormoy. Puissions nous méditer son message, nous en inspirer, et le traduire en action !

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mercredi 25 juillet 2018

Girouette

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"Je le connaissais moins que d'autres": Gérard Collomb a taclé mardi ses anciens camarades du Parti socialiste en rappelant qu'Alexandre Benalla, ex-collaborateur du chef de l'Etat, avait assuré la sécurité de ténors du PS avant d'être au service d'Emmanuel Macron.

"Avant d'assurer la protection à un moment donné de la campagne du président de la République, il avait assuré un certain nombre de protections d'autres campagnes. Celles de François Hollande, de Madame (Martine) Aubry... Comme je m'étais un peu éloigné du PS, à cette époque je le connaissais moins que d'autres", a déclaré Gérard Collomb.

Il est vrai que Monsieur Collomb est très sélectif dans ses choix politiques et pratiquait une adhésion à géométrie variable. On se souvient comment à l'hiver 2015, il traina des pieds pour soutenir Jean Jack Queyranne aux Régionales et encore qu'au dernier moment. On se souvient comment il participa à fusiller le socialisme à Lyon en partant à la soupe à la LREM. Non seulement Collomb s'est éloigné du PS physiquement, mais aussi intellectuellement, préférant le confort d'un Ministère où il n'est pas au courant de ce qui s'y passe.

Dans l'affaire Benalla, Collomb n'a cessé de dire qu'il n'était pas au courant alors que toules directions de la sécurité convergent vers son Ministère. Leitmotiv : mon cabinet, mon cabinet, mon cabinet. Si on comprend bien, les toilettes étaient fermées de l'Intérieur ?

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