mercredi 20 juin 2018

L'humanité fait naufrage

"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis"

Antoine de Saint-Exupéry

 

migration-3129340_1280

La Coupe du Monde de football ne doit pas être l'opium du peuple, permettant l'interruption momentannée de la pensée, au moment où le monde vit sa plus grande catastrophe avec les migrants, sous le coup de décisions politiques iniques et intolérables. Plus encore en cette journée internationale  et européenne des migrants.

D'abord, l'Histoire retiendra que l'Aquarius est passé à 4 kilomètres des côtes françaises, en détresse, avec à son bord, 629 personnes en détresse, sans que cela ne puisse émouvoir le Président des très riches et son gouvernement. Ils sont forts avec les faibles et faibles avec les forts !

Au lieu d'offrir de l'aide, comme le veut notre tradition depuis que nous avons proclamé la République et que les Droits de l'Homme ont fait le tour du monde, cette majorité préfère envoyer le bateau en Espagne, où le Premier ministre socialiste a su se comporter en homme responsable avec ses semblables, donnant à l'Europe entière et ses détracteurs, une belle leçon d'humanisme !

"Dangereuse escalade"

Dans la foulée, le Ministre Allemand de l'Intérieur s'est pris au jeu du chantage pour réclamer la fermeture des frontières. La Hongrie du Premier ministre national-souverainiste Viktor Orban a procédé mercredi à un nouveau tour de vis en rendant passible de poursuites pénales l'aide aux migrants. Sans oublier l'Autriche qui n'est guère mieux. Et Trump aux Etats-Unis, obsédé par la construction d'un mur anti-migrants contre le Mexique, annonçait ce matin, vouloir séparer les enfants des parents migrants. Enfin, dans l'escalade la plus dégoutante, le Premier ministre italien entré dans une psychose populiste, a tenu des propos d'extrême droite, copiés collés sur ceux de Le Pen. Ou presque. Ou l'inverse. Le résultat est le même : jouer avec les peurs, rejeter l'autre.

L'absence d'une politique européenne d'asile est la cause de ces situations inadmissibles et ce jeu cinique de ping pong entre les gouvernement européens doit cesser. Chaque jour, ce sont des morts en plus, de l'humanité en moins. La spirale infernale se referme aussi sur les citoyens qui veulent venir en aide aux migrants par le délit de solidarité appliqué dans de nombreux pays de l'Union Européenne. Ce n’est pas l’Europe que nous voulons ! 

 

Il faut demander à la Commission européenne de  :

  • mettre fin au délit de solidarité

  • soutenir les citoyens et citoyennes qui offrent un foyer et une vie nouvelle à des personnes réfugiées

  • garantir des moyens et des règles plus efficaces pour défendre toutes les victimes de l’exploitation et de la criminalité

 

La maison brûle et nous regardons ailleurs ! L'humanité risque de faire naufrage !

Posté par secret ps ctry à 22:54 - Permalien [#]

mardi 19 juin 2018

La Pléiade : retour sur l'anniversaire des 25 ans.

Pour fêter ses 25 ans l'Espace culturel La Pléiade ouvrait dons ses portes, vendredi 15 juin de 18H à 23H non stop, proposant des animations riches et variées. A l'affiche, concerts avec L'Harmonie commentryenne, le groupe de rock montluçonnais LET'S GO. ET... jeux de société, lectures et chansons. Les Socialistes de Commentry étaient présents à cette manifestation importante et festive. Particulièrement les anciens adjoints qui ont contribué à sa construction.

P1140215'En juin 1993, la municipalité socialiste de Commentry conduite alors par Guy Formet, inaugurait la Pléiade. Avec ses 2000 mètres carrés de surface, l'accès la culture et aux livres était une volonté politique. Le succès sera toujours au rendez-vous.

La bibliothèque, progrès technologiques obligent, est devenue une médiathèque. En plus des nombreux fonds qu'elle peut posséder, l'équipe a su au fil des années, l'animer d'une fort belle manière, par des expositions, des concerts, des rencontres d'auteurs. On peut aussi découvrir le fonds Emile Mâle.

Invité à s'exprimer Roger Durin, Maire adjoint honoraire, a rappelé le chantier important qui a été nécessaire à la réalisation de la Pléiade mais aussi l'émancipation et le partage qu'elle procure aux Commentryens sur le plan culturel. Un rayonnement qui dépasse désormais les limites de notre commune.

P1140206'

P1140207'

P1140219'

 

Posté par secret ps ctry à 20:07 - Permalien [#]

Les Socialistes de Commentry célèbrent le 18 Juin

P1140228'

Lundi dernier, à l'occasion du 78ème anniversaire de l'Appel du Général De Gaulle, lancé sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, une gerbe en forme de croix de Lorraine a été déposée au monument aux morts de Commentry. La section socialiste de Commentry était représentée par son secrétaire Cyrille Darrigade, mais aussi par des militants et sympathisants. 

 

P1140233'

Cette cérémonie est encore importante de nos jours. Elle rappelle la déclaration du Général de Gaulle qui incitait à ne pas cesser le combat contre le Troisième Reich et où il prédisait la mondialisation de la guerre.

Ce discours — très peu entendu sur le moment, mais publié dans la presse française le 19 juin 1940 et diffusé par des radios étrangères — est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole. Mais aussi l'opposition nette et franche au régime du Maréchal Pétain qui devait le 10 juillet de la même année recevoir les pleins pouvoirs et trahir la République Française.

 

P1140234'

 

Le Général de Gaulle réitéra son appel à plusieurs reprises en juin 1940 et constitua avec le soutien des Britanniques, une organisation de résistance extérieure, la France Libre. Dès l’été 1940, des milliers de volontaires rejoignaient les rangs des  Forces Françaises Libres ( FFI)  qui poursuivent le combat contre le nazisme aux côtés des Alliés.

L’enregistrement du discours n’ayant pas été conservé par la BBC, il ne reste aujourd’hui que peu de traces de l’appel du 18 juin, hormis le manuscrit dont certains passages diffèrent de la version prononcée par le général de Gaulle et retranscrite dans la presse locale française. L’événement, célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite et des conséquences dramatiques de l’armistice.

(Merci JP Sertillange pour les photos)

Capture d’écran 2018-06-19 à 19

 

Posté par secret ps ctry à 19:50 - Permalien [#]

dimanche 17 juin 2018

De Gaulle vu par Rougeron

18juin

Lundi marquera le 78ème anniversaire Appel du 18-Juin, prononcé par le Général de Gaulle depuis Londres. C’est l’occasion de retrouver le témoignage de Georges ROUGERON, Docteur en Histoire, Sénateur-Maire de Commentry, Président du Conseil Général de l’Allier qui eut l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, sous différentes formes d’ailleurs. Ce témoignage s’inscrit dans le contexte anecdotique bourbonnais, sans pour autant être de nature à inspirer ni bouleverser la grande histoire, mais tout de même, il a son importance.

 

La première rencontre avec le chef de la France Libre se fit par la radio, le 18 juin 1940. Georges ROUGERON se trouvait dans le bureau de son « patron », le Sénateur-Maire de Montluçon, Marx DORMOY qui disposait d’un poste. « Soudain, s’éleva de la BBC, une voix aux intonations prenantes, et qui, dans un grand désarroi, voulait apporter des raisons d’espérer » expliquait Monsieur ROUGERON. « Nous en étions très émus » ajoutait-il.

 

La seconde rencontre fut encore virtuelle, par la radio clandestine du camp d’internement dans lequel se trouvait Georges ROUGERON à Saint Paul d’Eyjeaux. Le 1er janvier 1943, le Général appelait « à se recueillir, alors que commençait une année nouvelle dans la pensée de la patrie ».

 

Les années passèrent. La Libération. La paix. La reconstruction. Et le Général de Gaulle vint à Moulins le 13 juin 1948, à l’invitation de Maurice TINLAND, Maire de la cité, à l’occasion de l’inauguration du Monuments aux Morts du parc de la Gare en l’honneur des soldats tombés au champ d’honneur durant la Seconde Guerre mondiale. Georges ROUGERON était présent.

 

GRUne décennie plus tard, il revenait à Georges ROUGERON d’accueillir en personne de Gaulle, devenu Président de la République et qui faisait halte à la Préfecture du Département. « En costume bleu sombre, à minces rayures blanches, le Chef de l’Etat en face duquel je me sentais quelque peu ému, voulut me demander quels étaient les problèmes importants dans l’Allier. Comme il venait de publier la carte d’un nouveau découpage territorial dans lequel le Département disparaissait, j’insistais sur le sentiment unanime du Bourbonnais de maintenir l’intégrité de notre petite patrie ».

 

Le Général parut attentif et répondit : « bien, bien, bon, bon, nous verrons. ». L’audience était terminée mais Georges ROUGERON allait avoir l’occasion d’échanger avec lui dans les salons de la Préfecture. Arborant pour la circonstance sa Médaille de la Résistance, le Général s’approcha de lui et lui dit avec une certaine nuance de gravité « voilà une décoration chère à mon cœur ».

 

Dix jours plus tard, Georges ROUGERON était élu Sénateur avec Marcel AUBERGER. Ils furent reçu à l’Elysée ; ceci avant que ne commença l’ère des mauvaises relations avec le Sénat. Sous les lambris dorés du pouvoir, Georges ROUGERON remarqua la courtisanerie de ses collègues parlementaires envers le Chef de l’Etat. Et dans un humour qu’il savait si bien manier, il disait : « je me laissais aller d’imaginer qu’ainsi devaient être, au début du siècle dernier, les choses à la Cour consulaire. »

 

En conclusion, souvenons qu’au début de la guerre, Georges ROUGERON et Henri RIBIERE, tous deux entrés en Résistance, traçaient sur les murs, des croix de Lorraine et des « à bas les traîtres » lors de la venue de PETAIN à Montluçon.

 

Indéniablement, G.Rougeron vouait, nonobstant les divergences d’opinion politique, une grande admiration pour « l’homme du 18-Juin » et confiait ce qui est encore si vrai de nos jours : « de l’exil londonien à la mort solitaire dans le refuge de Colombey, combien de Français ont approché ou rencontré le Général de Gaulle ! Ceux-là qui furent les proches compagnons aux temps de l’Appel, du pouvoir, du désert ; puis à nouveau du pouvoir et du désert final, ont, pour plusieurs, livré leurs confidences, tandis qu’il demeure encore beaucoup à apprendre et à comprendre ». C’est que nous avons essayé de faire ici modestement.

 

Vive la France Libre, Vive la République. Vive la Paix. Vive l’Europe.

 

croixlorraine

Posté par secret ps ctry à 19:06 - Permalien [#]

vendredi 15 juin 2018

La réforme de la SNCF est votée...

21106649_1932400717007701_7123113838861477641_nLe « nouveau monde » d’Emmanuel Macron a réussi l’exploit de défaire en 24h ce que des décennies de lutte avaient arraché. La SNCF a été rendue privatisable, la politique de logement social a été démantelée, et une partie du patrimoine des Français a été mise sur le marché (ADP, FDJ, et Engie).

Depuis la réunion hier de la commission mixte paritaire du Sénat et de l’Assemblée nationale, les masques sont tombés : La République en Marche s’est alliée aux Républicains pour casser définitivement l’entreprise publique qu’est la SNCF. Si quelques avancées, notamment la reprise de la dette de la SNCF, peuvent être saluées, le texte adopté est loin d’être satisfaisant.

La SNCF est désormais une « société anonyme à capitaux publics », et l’incessibilité de ses parts, qui ne tient qu’à l’acharnement de la Gauche au Parlement, n’offre qu’une fragile protection contre les éventuelles velléités de privatisation. Les cheminots, quant à eux, seront recrutés au contrat, et non plus au statut, ce qui réduira à terme leur professionnalisation, et donc la sécurité des usagers. Enfin, rien n’a été fait, ou même envisagé pour aider les territoires en déficit de services ferroviaires, qui se trouvent parfois géographiquement exclu, faute de transports.

Alors qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe veulent faire croire aux français que c’est l’Union Européenne qui imposait la casse de la SNCF, la vérité est bien plus pragmatique : ce gouvernement a tout simplement choisi de préparer la vente à terme d’une de nos plus belles entreprises publiques comme il le fait depuis hier avec ADP ou Engie, ou encore la FDJ. En effet, le gouvernement, en suivant à la lettre les recommandations de Bruxelles, était en mesure de négocier un plan d’investissement ferroviaire européen, qui aurait pu garantir la pérennité de la SNCF et le développement des petites lignes. Mais il ne l’a pas fait.

Les groupes socialistes à l’Assemblée et au Sénat ont résisté jusqu’au bout à la politique du pire, tout en étant force de propositions, afin de protéger l’Etat dans ses missions de service public, et les Français.

Les quelques concessions faites par le gouvernement ne sont pas à mettre au compte d’une hypothétique fibre sociale, qui sommeillerait dans l’esprit de messieurs Macron et Philippe, mais sont le fruit de l’action des acteurs syndicaux, qui ont su rester fermes et unis face aux coups de boutoir du gouvernement contre les acquis sociaux et les missions de bien commun rendues par la SNCF.

Ces derniers mois, j’ai pu rencontrer des membres représentatifs de la La CGT des Cheminots dans le Val-de-Marne qui m’ont démontré que la privatisation était déjà à l’œuvre, notamment en ce qui concerne les services de maintenance des trains qui font déjà l’objet de toutes les convoitises...

Le modèle social français, comme l’augure le sort réservé à la politique sociale mise en place par les gouvernements de gauche, est en cause. La nouvelle République avance à marche forcée sur tous ce qui pourrait lui faire obstacle : les acteurs locaux, les syndicats et bientôt le Parlement ! Nous ne laisserons pas faire.

Luc Carvounas

Posté par secret ps ctry à 12:00 - Permalien [#]

Solidarités : Macron fait le SAV de sa politique anti-pauvres !

Capture d'écran 2018-06-15 09

 

Pendant près d’une heure, le Président Macron nous a proposé un service après-vente de son action, pour répondre à celles et ceux, dont nous faisons partie, qui considèrent qu’il flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés : les pauvres ne feraient pas d’efforts, il y a trop d’aides en France, le système n’est pas efficace… Comme à l’habitude, il y a donc les beaux discours mais il y a aussi les notes de Bercy, qui considèrent les plus fragiles et les plus précaires comme une variable d’ajustement. Ni les uns ni les autres ne cachent plus la volonté maintenant affichée de réduire notre modèle social.

Disons le tout de suite : il n’y aura pas de lutte contre la pauvreté en réduisant les aides sociales de 7 milliards, comme il a été envisagé dans un premier temps par le gouvernement !

En qualifiant notre système de protection sociale de trop onéreux et en le stigmatisant comme une « charge » venant « alourdir » le déficit de la France, Emmanuel Macron pose le mauvais diagnostic. Il tente d’opposer la prévention et la responsabilisation au système de versement des aides sociales. Le système de protection sociale consiste à ce que chacun verse selon ses moyens et en bénéficie selon ses besoins, ce n’est pas l’aumône. Ce système a permis de ne pas faire exploser les inégalités.

Le Président a donc déroulé son message : ces sujets ne seraient pas une question d’argent.

C’est pourtant une question centrale, pour l’hôpital qu’il n’a évoqué que d’une phrase, pour la lutte contre la pauvreté et l’accompagnement qu’il considère comme essentiel, pour l’accompagnement de la dépendance. Ce sont des professionnels, des acteurs de la santé, du social, du médico-social, dont les emplois doivent être valorisés et revalorisés !

Pour réduire les inégalités, il faut évidemment mieux prévenir mais Emmanuel Macron ne peut pas se dédouaner sur les « acteurs » pour éviter que l’Etat prenne ses responsabilités. Des politiques de prévention ambitieuses existent sur la santé bucco-dentaire par exemple ou la vaccination. Elles sont portées par des collectivités que l’on tente de mettre sous la tutelle de Bercy qui les oblige à réduire leur périmètre !  Quand Emmanuel Macron fait le vœu pieu d’une prévention renforcée, il ignore la désertification médicale ou la médecine scolaire qui est sinistrée alors que ce sont des piliers de la médecine préventive. Quand il compare les chiffres du RSA à ceux des politiques d’accompagnement, plutôt que de jouer les bons conseilleurs, nous souhaitons qu’il s’attaque au problème du financement de la solidarité nationale pour que les Départements puissent se concentrer sur l’accompagnement

Alors bien sûr, le Président fait la promotion du 100% santé, son dispositif avec un reste à charge de zéro euros pour les dépenses de santé liées aux lunettes, aux prothèses dentaires et audio. Mais, rien sur la fiscalité des mutuelles qui permettrait de les rendre plus accessibles. Et comment oublier que en matière d’accès aux soins c’est le même gouvernement qui a mis fin à la généralisation du tiers payant ou augmenté le forfait hospitalier ?

S’attaquer aux problèmes à la racine, avec plus de prévention et d’accompagnement ne peut se faire à coup de baguette magique et de bonne volonté.

Pour tous les partenaires, les acteurs et les professionnels du social, pour les collectivités territoriales bientôt soumises à la contractualisation jacobine, la réalité est bien différente, et les moyens humains et financiers sont une part essentielle de la résolution du problème.

Alors Monsieur Macron, bien sur qu’il faut faire mieux et plus pour l’accompagnement et la prévention, mais avec quel « pognon »? Pour l’accompagnement, pour l’accès aux droits, pour les jeunes, 13 Départements dirigés par la gauche proposent de lancer une expérimentation d’un revenu de base permettant de lutter efficacement contre les causes de la pauvreté et facilitant le retour à l’emploi.

Posté par secret ps ctry à 09:43 - Permalien [#]

mercredi 13 juin 2018

Aubry tacle sévèrement Emmanuel Macron à propos des minima sociaux

La réponse de Martine Aubry suite aux propos du Président Macron sur les minima sociaux

960x614_lille-le-10-janvier-2011-martine-aubry-maire-de-lille-presidente-de-lmcu-et-premiere-secretaire-du"Décidément, le Président Macron ne connaît pas la France et la vie de ceux qu’il a qualifiés de manière effrayante de « gens qui ne sont rien ».

A nouveau, il s’attaque aux plus faibles, à ceux qui souffrent et sont dans la difficulté, victimes d’une crise économique durable et qui les a frappés douloureusement. A la nécessaire solidarité nationale à laquelle ils ont droit, le Président Macron leur oppose un mépris de classe.

Le Président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus. D’abord assimilés à des fainéants et des profiteurs, aujourd’hui il nous dit qu’ « on met trop de pognon » pour les minima sociaux.

La véritable intention du Président affleure sous le mépris glaçant de ses propos : ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance pour créer une véritable solidarité nationale. Ce à quoi nous assistons de la part du Président Macron, c’est un vaste mouvement de recul qui donne toujours plus à ceux qui ont déjà tout, et qui maintient les plus fragiles la tête sous l’eau.

Lui qui d’un côté n’a pas hésité à augmenter le point de CSG, y compris pour les retraités, à réduire le montant de l’Aide Personnalisée au Logement, à affaiblir tous les bailleurs sociaux et à supprimer les emplois aidés…, n’a en revanche pas lésiné à redistribuer vers les plus riches en supprimant l’ISF ou créant la flat tax. Pour paraphraser le Président de la République, « avec lui, il y a trop pognon pour les pauvres, mais jamais assez pour les plus riches ».

Il est consternant de devoir rappeler encore que les aides et minimas sociaux sont une bouffée d’oxygène pour les ménages les plus fragiles. Les abus ne sont évidemment pas acceptables et doivent être sanctionnés. Mais cela ne représente qu’une infime minorité au regard de l’immense majorité de bénéficiaires pour qui les minima sociaux représentent la condition pour essayer de vivre dignement.

Ma conception de la solidarité, ce n’est pas l’assistance telle que la voit le Président de la République, c’est d’accompagner, dans un temps le plus court possible, celles et ceux qui ont rencontré des difficultés à la suite d’un problème professionnel, personnel ou de santé, et de leur permettre de se remettre debout le plus vite possible.

Les propos du Président de la République révèlent s’il en était encore besoin, la direction prise par sa politique : s’attaquer aux plus faibles, encore et encore."

Posté par secret ps ctry à 19:08 - Permalien [#]

Migrants : le silence du Gouvernement est honteux !

20170626154034774-0

Belle intervention de Gisèle Biémouret, députée PS mardi en séance à l'Assemblée Nationale, rappelant que le gouvernement n’a pas dit un mot de la situation des migrants naufragés de l’aquarius lorsque le bateau s’est vu refuser l’accès à l’Italie.

Seule la Corse a émise une réaction d’humanité. Il a fallu l’intervention du 1er Ministre socialiste d’Espagne pour qu’enfin on daigne les accueillir. La France patrie des droits de l’homme et de la révolution française s’est transformée avec Macron et ses députés godillots en une figure bien triste pour l’humanité !

La députée socialiste du Gers a dénoncé "le silence assourdissant" de l’exécutif face à ces 629 "êtres humains épuisés, affamés" et lui demande une "réponse conforme aux valeurs de notre République."


"On vous parle humanité, vous répondez droit maritime ; on vous parle fraternité, vous répondez ’nous n’avons pas été saisis par l’ONG.... Pensez-vous qu’aujourd’hui, les naufragés de l’#Aquarius sont en train de faire du benchmarking ?" a-t-elle lancé, une allusion aux propos du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui avait expliqué que les réfugiés "font un peu de benchmarking" au moment de choisir leur pays d’accueil.

 

 

Posté par secret ps ctry à 19:04 - Permalien [#]

Commentry // Exposition-témoignage sur Mai-68

InvitMai68

A partir de nombreux articles issus du quotidien régional, Cyrille Darrigade, secrétaire de la section socialiste de Commentry/Montmarault a constitué une exposition intitulée “sous les pavés 2018et qui sera visible au 12 rue Henri Barbusse, à Commentry, le samedi 23 juin à 14h30, complétée d’un témoignage de Roger Southon sur les élections législatives de juin 68.

 

Elle donne à voir comment la protestation s’éleva en Bourbonnais, à la suite de l’appel à la grève générale des syndicats le 14 mai 1968, à Montluçon, en solidarité avec les étudiants parisiens. Elle relate également les évènements et manifestations des 3 grandes villes de l’Allier. Moulins où les élèves de l’Ecole Normale étaient à la pointe du mouvement. Montluçon avec la contestation d’abord venue des cheminots et des ouvriers de l’usine Dunlop. Vichy avec des défilés constitués de salariés en provenance des entreprises de l’agglomération.

 

Roger Southon apportera également son témoignage en tant que candidat aux législatives. Avocat, conseiller municipal de Montluçon, il avait adhéré aux Jeunesses socialistes en 1957 et présidait aux destinées du mouvement jusqu’en 1964, se lança dans la bataille. Candidat FGDS-SFIO dans la troisième circonscription de l’Allier (Gannat-Saint-Pourçain), le  contexte fut particulièrement difficile pour la gauche. Dans ce fief communiste, Roger Southon, s’il ne fut pas élu, mena une belle campagne électorale qui lui permit de sillonner les 131 communes que comprenait cette circonscription et d’obtenir 24,6 % des suffrages exprimés. Face à lui se trouvaient Pierre Villon, député sortant pour le PCF et Général Katz, Gaulliste, qualifiés pour le second tour.

 

Posté par secret ps ctry à 14:59 - Permalien [#]

samedi 9 juin 2018

Quand la députée a de L'ELAN

shutterstock_276182285Surprenant discours de la députée de Montluçon lors de l’inauguration de la place du vieux bourg de Commentry ce matin, venue nous chanter les louanges de la loi Elan sur l’immobilier en coïncidence avec nos chantiers locaux.

Tout d’abord, il faut rappeler à Madame la Députée que Commentry n’a pas été retenue parmi les 222 communes qui bénéficient d’une aide de l’Etat pour se revitaliser.

Ensuite, c’est trop vite oublier :qu’elle appartient à une majorité qui a voté la réduction de 10% de la part de logements construits pour être accessibles aux personnes handicapées dans les immeubles neufs.

C’est trop vite oublier aussi qu’il a fallu batailler pour que loi littoral ne soit pas trop remaniée, car la LREM voulait bétonner à tout va les espaces disponibles des villes de bord de mer.

C’est trop vite oublier la grande fusion des organismes HLM à l’avenir incertain et la vente facilité de logements sociaux HLM.

On se demande bien comment et après la baisse des APL, la hausse du carburant, les cadeaux faits aux riches, la loi travail XXL, les ménages modestes et moyens vont pouvoir accéder à la propriété.

Enfin, c'est bien de se montrer aux inaugurations sur le territoire. Ce serait encore mieux de répondre aux courriers reçus du Parti Socialiste sur l'avenir de la gare de Commentry par exemple. Mais en pleine réforme SNCF...

Posté par secret ps ctry à 14:28 - Permalien [#]