dimanche 7 janvier 2018

Commentry : l'hommage départemental à François MITTERRAND

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L’Association des Amis de François MITTERRAND, le Parti Socialiste de Commentry/Montmarault et l’opposition municipale de la Ville de Commentry célébraient ce dimanche, le 22ème anniversaire de la disparition du Président de la République.

"Commentry et François MITTERRAND, c’est en effet un long chemin, qui a commencé en 1972, lorsque tout juste Premier secrétaire national du Parti Socialiste, il venait assister au 90ème anniversaire de la première commune socialiste au monde, remportée par Christophe THIVRIER." C'est ainsi que Cyrille DARRIGADE, Président des Amis de F.MITTERRAND et Secrétaire PS de Commentry dressait un portrait de l'ancien Président dans une intervention à la suite d'un dépôt de gerbe.

Ici plus encore à l’Agora, l’histoire parle et se souvient de la table ronde sur l’avenir du bassin montluçonnais organisée en juillet 1984 à Montluçon au cours de laquelle, notre Maire, Georges ROUGERON obtint les financements nécessaires de la part du Chef de l’Etat, pour boucler le budget de notre salle municipale.

L’Agora est mythique pour les Socialistes. 1er mars 1986, année d’élections législatives et régionales avec la venue de Laurent FABUIS, Danielle MITTERRAND et Huguette BOURCHARDEAU.

2016 enfin et la venue de Gilbert, un MITTERRAND au XXIème siècle, venu inaugurer l'exposition sur le centenaire de la naissance du Président. C’est dire si le lieu est aujourd’hui approprié pour commémorer l’homme du 10 mai 1981.

Fidélité à ses idées, fidélité à son Parti, fidélité à ses amis, François MITTERRAND était à la fois un homme politique, un écrivain et un amoureux de la nature.

 

 

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L’homme public : c’est d’abord plus d’un demi-siècle de combat politique de l’après-guerre jusqu’au crépuscule de sa vie. L’espérance d’un peuple qui depuis 1936 attendait que l’on se vienne à sa rencontre et que la majorité sociologique rejoigne et forme une majorité nationale pour “changer la vie”.



L’écrivain : avec plus d’une vingtaine d’ouvrage dont “le Coup d’Etat permanent” où François MITTERRAND dénonce la pratique du pouvoir personnel par le général de Gaulle et l’usage qu’il fait de la Constitution de la Vème République.



L’amoureux de la nature : La Roche de Solutré où il voit “ce qui bouge et ce qui ne bouge pas”. Les promenades dans la Nièvre, le Morvan. Latche et les Landes. Jarnac et la Charente. Paris et ses quais. Les nombreux autres lieux qui peuplent sa mémoire et celles de ces ancêtres comme le Berry ou l’Allier à l’écluse des Rouerons.



Mais François MITTERRAND, c’est surtout l’avenir, pour deux raisons essentielles :

- la refondation de notre Parti en prolongeant, les bases fondatrices d’Epinay et non pas en sonnant son dépassement. La modernité est souvent dangereuse. Moi, “je ne sais pas ce qu’est être jeune ou vieux. L’âge en politique, c’est d’abord une question d’état d’esprit” disait-il. 




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- L’avenir de l’Europe pour lequel nous serons à nouveau amenés à nous prononcer en juin prochain. Si jadis nous voulions faire l’Europe pour faire le socialisme, aujourd’hui, il faut plus et mieux d’Europe pour repousser le nationionalisme. Une Europe sociale, une Europe qui protège, une Europe qui relance l’économie. Une Europe de la jeunesse, fidèle à l’enseignement de Jaurès et de Blum sur le pacifisme et l’internationalisme.

Enfin, terminons par l’extrait d’une lettre du 6 janvier 1996 écrite par Danielle MITTERRAND : “François qui abandonne la vie, parce que trop fatigué, elle l’insupporte. Nous respectons sa façon de sortir de la scène ; sa façon de mettre un terme à son oeuvre, à ses amours ; à s’éloigner de sa famille qui le fera vivre parmi les vivants, parce que François ne meurt pas.

C’est tout le sens de cette cérémonie, qui nous invite à notre tour, à prolonger les combats de celui, qui un soir de mai 1981, vint à la rencontre d’un peuple des villes et des campagnes de France, qui depuis longtemps, attendait ce jour où l’on viendrait lui parler le langage qu’il avait appris à aimer d’elle.

 

 

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mercredi 3 janvier 2018

Ville de Commentry : une gestion au fil de l’eau !

calculator-385506_640Le rapport de la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes, sur les comptes et la gestion de la commune de Commentry de 2010 à 2015 appelle des précisions de notre part.

 

Georges Rougeron, Maire de Commentry de 1947 à 1989 - avec ses équipes municipales - a fait des choix budgétaires assumés, privilégiant la modernisation de la ville, par une politique de développement des services à la population, la construction de bâtiments et d’équipements municipaux, en donnant une importance à l’emploi public, pour répondre aux besoins sans cesse nouveaux générés par les lois de décentralisation qui ont renforcé le rôle des communes. Les contrats de travail de 35 h ont donc été proposés afin de partager le temps de travail, dans la philosophie impulsée par les lois Auroux.

 

La durée légale de travail aujourd’hui fixée à 1607 heures non respectée et le recours aux heures supplémentaires trop important ne peuvent être imputés à Georges Rougeron. La droite, qui a gagné les élections municipales du printemps 2001 s’est-elle conformée au décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale ? Que fait-elle depuis 2001 en matière de ressources humaines ? Qui était l’adjoint au personnel dans la période visée par le rapport. Qu’ont fait les maires successifs depuis 2001 ? En effet, les dépenses de gestion et la masse salariale ont augmenté trois années consécutives, avant la mise en place tardive d’économies de fonctionnement à partir de 2015.

                                       

“Sur les difficultés de gestion des finances communales, elles résultent d’un manque d’anticipation de la majorité municipale actuelle. Les ressources fiscales, profondément modifiées par la réforme de la taxe professionnelle voulue par Nicolas SARKOZY en 2010 a dégradé la capacité d’autofinancement de la Ville de Commentry” note le secrétaire de section.

           

La construction de la piscine municipale de 2011 à 2013 pour un montant de 9,1 M€ TTC a dégradé la capacité de désendettement de la collectivité de 2,4 ans à 4,2 ans, et multiplié par deux l’encours de la dette du budget principal ( 60 % consacré à ce nouvel équipement). L’absence d’implication et de mutualisation intercommunautaire, pour la construction, le financement, l’entretien de la piscine, font ainsi supporter le coût aux seuls contribuables de la Ville de Commentry, alors que 60 % des usagers résident hors de la commune.

 

La population des onze autres communes de la communauté en bénéficie donc tout naturellement, sans avoir participé à son financement ou marginalement. En raison du rayonnement intercommunal de la piscine, il serait nécessaire d’examiner les conditions d’un transfert intercommunautaire.

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mercredi 27 décembre 2017

Belle solidarité à l'école de Pourcheroux - Commentry

shutterstock_328778669Il y a des nouvelles qui font plaisir à lire dans le quotidien régional. Plus particulièrement, l'article concernant l'école de Pourcheroux à Commentry dont une classe fut menacée de fermeture.

Nous étions alors mobilisés avec les parents d'élèves et les différentes parties concernées par ce projet de fermeture inacceptable.

Force est de constater que nous avons bien fait de nous battre lorsque nous constatons les beaux projets de l'école !

En effet, comme le relate l'article ci-dessous, les écoliers ont, à l'approche des fêtes de Noël, participé à un élan généreux en offrant à d'autres enfants moins favorisés, des jouets collectés dans leur propre affaires personnelles. Bravo !

 

Élan généreux à l'école de Pourcheroux

Élan généreux à l'École Primaire de Pourcheroux. Tous les écoliers de l'école primaire de Pourcheroux ont à l'approche des fêtes de Noël participé à un élan généreux en offrant à d'autres enfants " moins gâtés " des jouets collectés dans leur propre arsenal.

http://www.lamontagne.fr

 

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dimanche 4 juin 2017

135ème anniversaire de la 1ere commune socialiste au monde : Commentry

thivrierChristophe Thivrier, dit Christou naissait à Durdat-Larequille, le 16 mai 1841. Ouvrier et homme politique français, il était élu premier maire socialiste du monde le 4 juin 1882.

Nous fêtons donc le 135ème anniversaire de son élection en cette année 2017. Et cet événement méritait d’être rappelé, tant son parcours fut exemplaire pour bien des générations.

À l'âge de 10 ans, il se fit ouvrier mineur. Par la suite, il occupa les professions d'entrepreneur en bâtiment, huilier, boulanger, marchand de vin. Ses métiers  successifs lui ont permis de se défaire de l'emprise de la compagnie des mines qui tentait de faire taire le mouvement ouvrier naissant.

Il fut alors un des fondateurs de La Marianne, société secrète qui tentait d'unifier les revendications ouvrières dans l'illégalité ;  les syndicats étant interdits à l'époque, par le pouvoir opportuniste et conservateur.

La Marianne envoya une vague d’élus républicains au Conseil municipal de Commentry en 1874, parmi lesquels, Christou qui devait s’installer 8 ans plus au poste de Maire.

Élu député en 1889, il se présenta à l'Assemblée nationale dans la blouse bleue des ouvriers bourbonnais, respectant ainsi l'engagement pris devant les mineurs de Bézenet. Refusant de la poser sous les injonctions des huissiers, il rétorquait : "Quand l'abbé Lemire posera sa soutane, quand le général de Gallifet quittera son uniforme, je poserai ma blouse d'ouvrier".

Il se fera exclure temporairement de l'Assemblée pour avoir crié, dans l'hémicycle, le 27 janvier 1894, "Vive la Commune". C'est d'ailleurs en souvenir de cet incident que les mairies de Montluçon et Commentry chômaient depuis, le 18 mars, date anniversaire de la Commune. La droite, arrivée au pouvoir communal dans ces deux villes, en 2001, s’empressa d’en balayer le souvenir.

Tel un Général d'Empire, Christophe Thivrier aurait pu dire : "voici mes fils". Il était le père de deux autres maires de Commentry : Alphonse et Isidore et du député Léon. Mais aussi le beau-père du journaliste, écrivain et homme politique Ernest Montusès.

Usé par les luttes, Christou devait s’éteindre à Commentry, le 8 août 1895. Chaque année, ses camarades Socialistes se réunissent devant sa stèle, avenue Jean Jaurès, le 1er mai, pour rappeler la vie et l’œuvre de ce meneur qui s’en alla un jour, d’un pas tranquille, au Palais Bourbon, porter la voix des sans grades, des petits, des paysans et des ouvriers.

ce récit sur Thivrier n'est pas une cendre. C'est une flamme. Il appartient à toutes et tous de continuer à la porter et à la transmettre, pour le progrès et la justice sociale. Pour le Socialisme historique. Vive Thivrier !

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